Armel Hitebe, directeur de publication Politics

Les événements politiques en cours, empreints de tribalisme ne nous honorent pas. Les chantres du tribalisme sont simplement hors-jeu, et méritent un carton rouge de la part du peuple. Je m’en voudrais ici de ne pas pointer du doigt accusateur sur les lanceurs d’alerte sur la toile, et les internautes qui alimentent le nauséeux débat, ainsi que  les hommes politiques à mal de sensation, et même les pouvoirs publics dont le silence est quelque peu coupable. En un mot, j’en veux à tous ceux qui, le sang de la patrie coulant dans les veines, ont le toupet d’ouvrir une brèche à la comédie tribale.

C’est inacceptable! Tant de convenues qu’une telle bassesse est en train de tirer par le bas l’unité nationale, qui a toujours été la marque de fabrique du Cameroun. Le tribalisme étant une tare sociale, il ne faut donc pas l’appeler de tous les vœux, comme ceux qui ont expressément initié ce boueux projet. Oui, il s’agit d’un projet haineux qui consiste à diviser le pays pour mieux le plonger dans l’abime du désespoir. Je l’imagine bien, les adeptes de la manipulation pensent avoir trouvé l’autre fonds de commerce.

D’ailleurs, ils semblent bien s’émanciper sur le sujet à longueur de journée. Ne sachant pas qu’ils ne font pas marrer. Le peuple camerounais n’est pas prêt à s’intéresser à autre chose que sa condition de vie. Il attend qu’on dise effectivement à quand il verra le bout du tunnel. Il souhaite avec courage que les troubles sociaux dans le Nord-ouest et le Sud-ouest prennent fin. Les camerounais ont en prière la marche unitaire vers des idéaux de paix et de l’épanouissement de chacun et de tous.

Du coup, le tribalisme n’a pas sa place dans ce digne combat pour l’émergence du Cameroun. Les politiciens ont peut-être trouvé un terrain d’expression qui soulage leurs egos, mais le bas peuple n’entend pas jouer les victimes de la sale besogne. Doit-on être otage d’une élection présidentielle, qui pourtant a rendu sa copie et officialisé le Président de la République? Par contre, devrait-on souffrir les martyrs d’une gouvernance qui peine à prendre des décisions qu’il faut et au moment où il faut? L’un ou l’autre cas interpelle d’une part, ces politiciens obnubilés par la prise de pouvoir, à tout prix et par tous les prix…

Aussi bien que ceux qui s’accrochent au pouvoir, contre vents et marrées, n’en déplaise… Tous, pensant uniquement à eux-mêmes, tandis que le peuple est relégué aux oubliettes. De l’égocentrisme qui finit par produire ce qui se passe aujourd’hui, et qui est pour le peuple, regrettablement  appelé tribalisme. Le Cameroun est donc plongé dans cet environnement de méfiance, expressément entretenu par des politiciens sans scrupules. Il est donc bien-pensant que cesse cette campagne de tribalisme à tout vent. Il ne sera plus toléré que des malins génies utilisent l’identité camerounaise pour assouvir des intérêts égoïstes et inavoués. Comme nous l’avons signalé plus haut, pour stigmatiser le comportement  de tous ceux qui prônent ou appellent de leur vœu le tribalisme.

 Nous leur disons: assez! Les camerounais vivent en harmonie dans leur pays. Le vivre-ensemble est une réalité. Il suffit de maintenir le cap pour que les mauvaises personnes ne se servent pas de la passivité du peuple. Les réseaux sociaux, principaux animateurs et caisse de résonnance du tribalisme ne servent pas la bonne cause. Pire on pourrait les assimiler aux hors-la-loi.

Maintenant que le peuple sait qui sont les orchestrateurs de la pourriture, maintenant que le peuple a choisi le vivre-ensemble, et maintenant que les camerounais s’offusquent des guerres tribales, il n’y aura désormais qu’un seul mot d’ordre: je suis camerounais!

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