À cet effet, un atelier de partages d’expériences entre les Indh et les Osc s’est tenu du 5 au 6 octobre dernier à Yaoundé.  

Mettre en place une plateforme d’éducation aux droits de l’homme pour les employeurs et personnels des entreprises ; c’est l’un des objectifs de l’atelier de partage d’expériences sur le suivi des droits de l’homme dans les activités des entreprises et sur la participation des Etats aux négociations relatives au projet de traité des nations unies sur les entreprises et le droit  de l’homme.

Les travaux se sont déroulés à Yaoundé, du 5 au 6 octobre dernier. À ces assises animées par des exposés sur des thèmes bien circonscrits ont pris part plusieurs Etats, organisations locales et internationales. Notamment le Mali, le Burkina Faso, l’association francophone des commissions nationales des droits de l’homme (Afcndh).

« Nos expériences combinées et discussions doivent être sanctionnées par des progrès éclatants. Dans cette perspective, les Indh présentes pourraient soumettre à l’Afcndh et ses partenaires financiers, des projets de mise en place d’une plateforme d’éducation aux droits de l’homme pour les employeurs et personnels des entreprises », a déclaré Lucy Aguabor, présidente de la sous-commission chargée de la prévention de la torture à la Cdhc, par ailleurs, représentante du président de la Cdhc.  

Chargée de la prévention des tortures.  En effet, la problématique du respect des droits de l’homme en entreprise est restée débat pendant. Au Cameroun, les cas de non-respect des droits des travailleurs sont récurrents dans les entreprises publiques que privées. Il n’y a qu’à observer les vagues de grèves enregistrées dans certains corps de métier : les enseignants, les transporteurs, la presse etc…

Par exemple, il y a une semaine, des employés du stade de Japoma avaient pondu un communiqué annonçant un mouvement d’humeur. Ceux-ci réclamaient entre autres trois mois d’arriérés de salaires. Ce fut également le cas avec les employés de la société camerounaise de distribution d’eau(Camwater).

En 2019, la Cdhc a reçu 917 allégations d’atteintes ou de violations des droits de l’homme. Parmi ces plaintes, 100 concernées les entreprises soit un taux global de 10,9%. Par ailleurs, 41 de ces allégations étaient imputées aux entreprises publiques et aux 59 privées.

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