Au Tchad, l’intensité des conflits intercommunautaires va crescendo. On a passé désormais la barre des 500 morts, selon l’agence de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) qui vient de sortir son dernier rapport sur la question. Des conflits que l’on retrouve principalement dans le Sud, et qui concernent avant tout les agriculteurs et les éleveurs.

Ocha a recensé 528 morts au 9 octobre, 600 blessés et plus de 7 000 déplacés. Des chiffres en hausse alors que l’an dernier, les conflits avaient fait environ 400 victimes.

C’est dans le Sud, où le climat est le plus clément et la végétation plus abondante, qu’on retrouve le plus de violences, avec près d’un quart des affrontements recensés. Cette région attire depuis toujours les éleveurs des zones désertiques du Nord. C’est également un secteur de transhumance: leur passage entraîne régulièrement des affrontements avec les agriculteurs sédentaires.

Bain de sang

Les conflits agriculteurs-éleveurs concernent d’ailleurs plus de la moitié des cas, loin devant les violences inter-ethniques 23 %. Le dernier clash a d’ailleurs opposé fin septembre, des éleveurs arabes à des agriculteurs moubi dans la province du Guera : le bain de sang avait fait 86 morts.

Cette situation entraîne de graves conséquences avec des déplacements de population et la destruction des moyens de subsistance. Ocha demande ainsi plus d’efforts concertés entre acteurs humanitaires, un renforcement des mécanisme communautaires d’alerte et de réponse aux conflits.

Enfin, l’agence onusienne recommande aux autorités provinciales les plus touchées de prendre régulièrement contact avec les communautés, afin de favoriser le dialogue et apaiser durablement les tensions.

En 2022, les tensions communautaires ont fait plus de 500 morts au #Tchad contre 400 décès en 2021. Du 1er janvier au 9 octobre 2022, l’on a enregistré 36 cas de violences communautaires dans le pays.

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