Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo a rassuré les populations des dispositions prises par le haut commandement pour le compte des fêtes de fin d’année. C’était au cours d’une réunion spéciale d’évaluation sécuritaire du pays tenue dans la salle de conférence de son département  ministériel. Cette traditionnelle rencontre du mois de décembre dédiée à une évaluation au sommet des différentes menaces auxquelles fait face le pays, n’a pas dérogé à la règle en cette fin d’année.

Tant aux frontières du pays, qu’à l’intérieur comme sur les plans d’eau, tout le gratin stratégique et sécuritaire venu des cinq Régions militaires interarmées (Rmia) et des cinq Régions de gendarmerie (Rg), s’est rassemblé autour de Joseph Beti Assomo, associé au ministre de l’Administration territoriale, au secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, au délégué général à la Sûreté nationale, au directeur générale à la Recherche extérieure et aux autres responsables du dispositif sécuritaire national. Comme les années précédentes, les deux foyers les plus chauds sont l’Extrême-Nord avec l’hydre Boko Haram et les deux régions anglophones, en proie aux tourments des bandes sécessionnistes qui y sèment la terreur.

Sur le premier cas, le Mindef a reconnu que « dans la région de l’Extrême-Nord, après une relative et longue accalmie, on assiste depuis un certain temps à une sorte de régénération de l’hydre terroriste particulièrement dans les départements du Mayo Tsanaga, Mayo Sava et Logone et Chari, où les combattants du groupe Boko Haram se sont signalés à nouveau par des attaques de masse avec de gros effectifs comme par le passé, muni d’un arsenal de combat de pointe, dirigés contre certains de nos dispositifs de combat sur le terrain ».

Il a pris pour exemple l’attaque du 14 novembre 2022 du poste avancé dans la localité de loptcha dans la Mayo Tsanaga. Il a par ailleurs reconnu que « la nouvelle mutation de la menace terroriste apparue ces derniers mois exige d’affiner profondément les modes d’action et de redynamiser les efforts conjugués dans le cadre de la Force multinationale mixte (Fmm) de la Commission du bassin du lac Tchad (Cblt), afin d’apporter une réponse appropriée à l’ennemie ». Il a ajouté que sur ce terrain, il existe des actions concertées des forces de Défense et de sécurité, appuyées par les autorités administratives en synergie étroite avec les populations locales organisées en comités de vigilance, « qui continuent de prouver toute leur efficacité sur le terrain ».

Toujours dans l’optique d’endiguer l’action de la nébuleuse terroriste, Joseph Beti Assomo a confié qu’il a eu l’honneur de représenter le chef de l’Etat, chef des forces armées, sur ses très hautes instructions, à la Conférence des chefs d’Etat de la Commission du bassin du lac Tchad, tenue à Abuja au Nigeria, le mardi 29 novembre 2022. « Les chefs d’Etat réunis, à cette occasion ont eu à valider certaines opérations conjointes de la Fmm en gestation très avancées », a-t-il spécifié.

S’agissant de la région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il a réaffirmé « qu’on observe comme une relative vitalité dans les activités des terroristes sécessionnistes ».  En effet, après avoir essuyé de cuisants revers face aux forces de Défense et de sécurité, a-t-il poursuivi, « ils s’attèlent depuis un certain moment à mener des actions de perfidie et à commettre de exactions contre les populations civiles », comme cela a été encore le cas le lundi 14 novembre 2022 à Wum dans le département de la Mentchum, région du Nord-Ouest, « où un groupe terroriste a violemment ouvert le feu sur deux innocents élèves de retour des classes ». Lassées de subir continuellement ces horribles exactions, certaines populations de ces deux raisons en crise « opposent désormais une farouche et inattendue résistance aux irrédentistes ».

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