Le président Français Emmanuel Macron a tôt fait de réagir à l’annonce du président de la transition Burkinabé le colonel Traoré. Macron attend que le président de transition Traoré puisse s’exprimer, parce qu’il a compris que les messages qui étaient sortis à ce stade relevaient d’une grande confusion, celui-ci étant en déplacement hors de la capitale. Et pense donc, qu’il faut garder beaucoup de prudence, et veiller à ce qui est une spécialité de certains dans la région. C’est depuis Paris, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 60e anniversaire du traité de réconciliation entre la France et l’Allemagne, que le président Emmanuel Macron a réagi aux annonces de l’Agence d’information burkinabè.

Le pays des hommes intègres sur les pas du Mali et visiblement le combat pour la souveraineté est « engagé » comme l’a signifié, mardi dernier le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, devant des étudiants. Il a par ailleurs prévenu que dans les heures à venir il y aurait  un certain nombre d’informations tendant à revoir leurs relations avec certains Etats. Illustration parfaite, le gouvernement du Burkina Faso a exigé de la France de retirer ses militaires du pays dans un délai d’un mois.

Le gouvernement a dénoncé mercredi dernier l’accord du 17 décembre 2018, qui encadrait la présence militaire de la France dans le pays. La population avait déjà de l’avance sur la demande d’un déguerpissement de la France sur leur territoire.  Ce qui justifie la énième manifestation contre la présence des troupes françaises qui a eu lieu vendredi dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, et ce n’était pas la première action de ce type.

En novembre dernier, une manifestation similaire a dégénéré en affrontements avec la police lorsque des groupes de manifestants ont tenté de pénétrer dans l’ambassade de France et dans une base aérienne de la banlieue métropolitaine de Kambuanse, où une unité des forces spéciales françaises était déployée. Au mois d’Octobre, les populations se sont également fait entendre dans la rue.

La semaine dernière, Paris avait dépêché la secrétaire d’Etat Chrysoula Zacharopoulou pour y rencontrer le président de transition. « La France n’impose rien, elle est disponible pour inventer un avenir ensemble », a-t-elle martelé, assurant ne vouloir « influencer aucun choix, ni aucune décision, personne ne peut dicter ses choix au Burkina ».

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