Désormais le Nigeria et les pays de la zone CEMAC vont mieux accorder leurs violons économiques par le biais d’une infrastructure routière. L’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a inauguré le lundi 16 janvier, un pont long de 1,15 km qui permettra, entre autres, de doper l’activité économique avec la Cemac, notamment avec le Cameroun, le Gabon et Guinée équatoriale. C’est le plus long ouvrage jamais construit par le gouvernement central au Nigeria.

La mise en service de ce pont et les projections de doper l’activité économique en zone Cemac épousent l’idée de certains acteurs économiques qui pensent qu’au lieu de chercher à commercer prioritairement avec l’Union européenne (UE), il serait bénéfique de booster les échanges avec le Nigeria voisin qui partage des frontières, pratiquement, avec tous les pays de la sous-région.

En 2017, par exemple, le groupement inter-patronal a proposé au ministère en charge du Commerce d’examiner « la nécessité d’avoir un Accord de partenariat économique (APE) avec le Nigeria ». Ce qui pourrait permettre la levée des barrières douanières comme c’est déjà le cas, dans une certaine mesure, avec l’Union européenne depuis août 2016. Par ailleurs, indique le Gicam, les échanges commerciaux entre le Nigeria et le Cameroun, ou même avec la Cemac, pourraient sortir de l’informel pour entrer dans un cadre formel.

 L’ouvrage, construit dans l’État d’Akwa Ibom, aura ainsi un impact sur les résidents de la région, car ils pourront transporter leurs marchandises, notamment les fruits de mer, vers les pays de la Cemac. En retour, Camerounais, Gabonais et Equato-guinéens pourraient facilement s’approvisionner au Nigeria grâce à cet ouvrage inter-capitale.

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