C’est ce qui ressort de l’état des lieux publié par Le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) début janvier 2023.

Le dernier bilan épidémiologique dresse un état des lieux guère reluisant sur la situation du paludisme. Le taux de prévalence affiche 24% (EDS 2018) avec 30% des motifs de consultation d’après le rapport PNLP de 2021. Au-delà du taux de prévalence ; notons le cadre hospitalier qui enregistre 70% des cas d’hospitalisations dans les services sanitaires pour 3782 décès avec en prime une forte mortalité paludéenne dans les régions de l’Extrême Nord (29,5), le Nord (28,3), l’Adamaoua (20,4) contre 19,4 pour la région de l’Est.

Ces données concernent une population dont l’âge oscille entre 20 et plus de 25 ans. Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dénombre près de 11500 cas de décès pour 6 millions de cas de paludisme, il est à noter que le Cameroun fait partie des 11 Pays ayant le plus lourd fardeau dans le monde (OMS) que ce soit en terme d’incidence (173,4 dans la région de l’Est) qu’en termes de décès avec la région de l’Extrême Nord qui cumule à elle seule 29,5 cas de décès.

D’après les rapports fournis par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), le taux de morbidité hospitalière en nette augmentation ; entre 2015 et 2021, le taux de morbidité est passé de 25,4% à 29,9% sur 1000 habitants tandis qu’on enregistre une baisse d’environ 5% sur 1000 habitants tel qu’établi par le ratio notamment 18,7 en 2015 contre 14,3 en 2021; cette baisse est significative des efforts que les autorités sanitaires mettent en place afin de réduire suffisamment les décès liés au paludisme.

Pour l’année 2022, sur une population 27687430 chiffre non officiel au regard du dernier recensement national, 1339127 cas de paludisme ont été enregistrés ce qui représente 96,7% sur 1000 habitants avec un taux de morbidité évalué à 29,3%, des chiffres en baisse par rapport aux années précédentes.

Dans ses objectifs généraux, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) envisage de réduire de 60% le taux de morbidité d’ici fin 2023 ceci au travers des différentes subventions (Etat 6%, FMI 30%, PMI 17%) lesquelles seront mises en œuvre par des bénéficiaires agissant dans plusieurs secteurs clés notamment Plan International comme SR communautaire ; Reach Out comme SR Humanitaire pour le NOSO sans oublier la Deutsche Gesellschaft fùr Internationale Zusammenarbeit (GIZ) pour les interventions en milieu carcéral et le Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM) pour les intervention en entreprise secteur privé. En gros, toutes ces initiatives conjuguées vont dans le sens de réduire de manière assez significative l’impact du paludisme sur les populations.

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