
La guerre du Mali a son verdict : la France en sort perdante. Totalement. Médias désavoués, armées incapables, influence à terre. De Barkhane à Takuba, Paris laisse derrière elle un champ stratégique. La France, jadis tutrice, est devenue l’orpheline du Sahel. Pauvre de résultats, misérable de crédibilité.
L’échec médiatique : le récit français ne prend plus
Côté France : Pendant dix ans, les plateaux télé ont vendu Barkhane comme « rempart contre le terrorisme ». Communiqués triomphants, cartes coloriées, éditos va-t-en-guerre. Dimanche 26 avril, les mêmes médias annonçaient la « déroute des FAMa » à Kidal. La réalité : Ce sont les caméras françaises qui ont filmé leur propre retraite en 2022. Bases évacuées de nuit, drapeaux pliés sous les huées, porte-parole bredouillant l’« incompréhension » des populations. Le storytelling s’est brisé sur le réel : Kidal perdue sous Barkhane, reprise sous les FAMa. Les médias français ont échoué à masquer la débâcle. Le récit est mort.
L’échec militaire : une armée incapable de tenir
Côté France : 5 100 soldats, des milliards d’euros, Rafale, drones, forces spéciales. Le mythe de « la meilleure armée d’Afrique ». La réalité : Dix ans pour ne pas sécuriser Kidal. Dix ans pour voir le Jnim et le FLA plus forts à la sortie qu’à l’entrée. En 2021, départ sous pression populaire. En 2022, retrait précipité de Takuba. Matériel abandonné, emprises cédées, influence zéro. Les FAMa, sous-équipées, ont repris du terrain là où les légions françaises ont échoué. L’armée française s’est révélée incapable de gagner la paix. Elle a perdu la guerre.
L’échec diplomatique : la France, orpheline et isolée
Côté France : Paris donnait des leçons de gouvernance depuis l’Élysée. Menaces de sanctions, chantage à l’aide, sommets de Pau pour « recadrer » les dirigeants africains. La réalité : Le Mali a claqué la porte. Puis le Burkina. Puis le Niger. La France se retrouve sans base, sans allié, sans voix au Conseil de sécurité sahélien. L’AES avance sans elle. Moscou, Ankara, Pékin occupent le terrain. Paris, elle, commente depuis la touche, comme une orpheline politique qui quémande des appels restés sans réponse.
L’échec moral : pauvre et misérable de sens
Côté France : On a parlé de « valeurs », de « droits humains », de « combat pour la démocratie ». La réalité : Les populations ont vu des frappes meurtrières sur des mariages, des soldats accusés d’exactions, des gouvernements méprisés. La France a perdu la bataille des cœurs. Elle est sortie du Sahel pauvre de légitimité, misérable de résultats. Une puissance qui n’a su ni protéger, ni convaincre, ni partir avec honneur.
La France sort perdante, sur tous les tableaux
Échec médiatique : son récit est mort. Échec militaire : son armée n’a pas tenu. Échec diplomatique : elle est isolée, orpheline. Échec moral : elle est pauvre de sens, misérable de bilan. La page française au Mali est tournée. La grande perdante de cette guerre, c’est elle. La France a tout perdu : Kidal, le Sahel, et la face.