
Décision historique au sommet de l’État. Par une série de décrets signés ce lundi 04 mai, le Président de la République S.E. Paul Biya acte la fin d’Eneo et donne naissance à la SOCADEL, Société Camerounaise d’Électricité.
Le décret qui change tout
Le décret présidentiel du 4 mai 2026 officialise la disparition d’Eneo, opérateur historique privé. Place à la SOCADEL, société à capitaux 100% publics. Désormais, la production, le transport, la distribution, l’importation et l’exportation de l’énergie électrique repassent sous contrôle intégral de l’État.
Les 4 piliers de la réforme
▪️ Nationalisation totale : L’État devient l’unique actionnaire. La souveraineté énergétique est actée.
▪️ Douala reste le QG : Le siège social de la SOCADEL est maintenu dans la capitale économique.
▪️ Continuité RH assurée : Le personnel de la SOCADEL réunira les anciens cadres et agents d’Eneo ainsi que des fonctionnaires de l’État pour garantir la transition.
▪️ Gouvernance immédiate : Un décret distinct nomme ce jour le Conseil d’Administration. La nouvelle société est opérationnelle sans délai.
Un tournant décisif pour le Cameroun
Après des décennies de gestion privée, ce basculement marque un tournant décisif. L’enjeu : stabiliser l’offre d’électricité, mettre fin aux délestages et optimiser l’exploitation des ressources hydrauliques et thermiques nationales. Pour de nombreux observateurs, c’est la souveraineté énergétique tant attendue.
Paul Biya, patron des ressources énergétiques
En actant cette nationalisation, le Chef de l’État prend personnellement en main le dossier énergétique. Paul Biya s’impose comme le patron des ressources énergétiques du pays. Une décision historique qui place la question de l’électricité au cœur de la souveraineté nationale et sous l’autorité directe du Président de la République.
Avec la SOCADEL, Yaoundé entend reprendre le contrôle d’un secteur stratégique pour l’économie et le quotidien des Camerounais.