L’urbanisation rapide ou l’étalement de l’environnement urbain est une niche de chaleur. Le taux d’occupation anarchique des sols à Douala est de 70% (source CUD), dans un tel capharnaüm peut-on imaginer un logement fut il modeste, avec un beau jardin ? Des fenêtres garnies de gardénia, des haies d’ixora et de palmiers royaux? C’est un rêve pas utopique !
Le désordre urbain est une source de chaleur. Le législateur conscient de la situation étouffante en milieu urbain, n’est pas resté indifférent à la régulation du micro climat local. L’article 42 de la loi sur les forêts et la faune stipule que le Maire dans sa commune doit planter les arbres sur 800m2 de surface pour 1000 habitants.
L’une des marques des bidonvilles est le rejet des eaux usées domestiques dans la nature, de couleur noire dégageant des odeurs de souffre, elles sont une source d’émission de gaz à effet de serre donc de chaleur.
Est-il encore possible de promouvoir la foresterie urbaine dans la capitale économique du Cameroun ?
A chacun sa réponse.