
Alors que les armes se taisent après cinq semaines de conflit, l’organisation panafricaine exhorte les belligérants à une diplomatie inclusive. En jeu : la stabilité mondiale et la sécurité alimentaire du continent Africain.
Le soulagement est palpable au siège de l’Union africaine (UA). Quelques heures après l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a salué un « pas significatif ».
Cependant, derrière les félicitations d’usage, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur la fragilité de ce répit et ses conséquences directes pour l’Afrique.
Le spectre de la crise économique sur le continent
Pour l’Afrique, ce conflit n’est pas qu’une question de géopolitique lointaine. L’UA souligne l’impact brutal des tensions sur :
- Le prix du carburant : L’instabilité dans le détroit d’Ormuz a provoqué une volatilité extrême des cours du brut,
- La sécurité alimentaire : Les perturbations des chaînes d’approvisionnement menacent de faire flamber les prix des denrées de base.
« Ce cessez-le-feu est une opportunité critique pour stabiliser les marchés et alléger les souffrances humaines », précise le communiqué d’Addis-Abeba.
Le pivot pakistanais : Vers une sortie de crise ?
Le regard du monde se tourne désormais vers Islamabad, où des négociations cruciales doivent s’ouvrir ce vendredi. Sous la médiation du Pakistan, d’Oman, de la Türkiye et de l’Égypte, Washington et Téhéran tenteront de transformer cette trêve de 14 jours en un accord pérenne.
Une « victoire » revendiquée, une vigilance accrue
Si la Maison Blanche affiche sa satisfaction en revendiquant une « victoire » militaire, l’ONU, par la voix d’António Guterres, rappelle que la paix doit être « durable et globale ».
L’UA réitère sa position : seule une dynamique diplomatique continue et l’implication des médiateurs régionaux permettront d’éviter une rechute qui serait catastrophique pour l’économie mondiale et, par ricochet, pour le développement du continent africain.