31 janvier 2026, 6:34 pm

Mozambique : Le cri de détresse de Maputo sous les eaux, entre ordres d’évacuation et abandon

Alors que le Mozambique affronte ses pires inondations depuis une génération, le bilan s’est alourdi à 125 morts. Entre la fermeté du président Daniel Chapo et le désespoir des quartiers populaires comme Hullene B, la capitale vit des heures dramatiques.

La ligne dure du Président : « La vie avant le bétail »
En tournée d’urgence ce mercredi, le président Daniel Chapo a multiplié les interventions musclées après avoir survolé les zones dévastées en hélicoptère. Sa priorité : l’évacuation totale, quel qu’en soit le prix matériel.
Le chef de l’État n’a pas mâché ses mots à l’encontre de ceux qui ont freiné les opérations de secours en tentant de sauver leurs animaux :
> « On ne peut pas sacrifier sa vie pour une chèvre. Si nous sommes en vie, nous pouvons racheter du bétail. Si nous sommes morts, nous n’achetons plus rien. »

Hullene B : « Le paradis des moustiques »
À quelques kilomètres des centres de secours officiels, le quartier de Hullene B offre un visage bien plus sombre de la crise. Ici, pas d’hélicoptères, mais des habitants qui enjambent des sacs de sable pour accéder à leurs foyers cernés par une eau croupie.
L’inquiétude majeure n’est plus seulement la montée des eaux, mais le péril sanitaire :
* Prolifération massive : Les eaux stagnantes sont devenues un foyer de reproduction pour les moustiques.
* Inaction dénoncée : « Les moustiques donnent un concert ! C’est leur paradis ici », déplore Ismaël, un résident qui affirme que l’aide gouvernementale n’a toujours pas atteint son secteur.
* Précarité extrême : Les familles sortent leurs lits et leurs meubles dans la rue, craignant une crue soudaine en pleine nuit.

Un bilan qui ne cesse de s’alourdir
Depuis le début de la saison des pluies en octobre, les chiffres témoignent de l’ampleur de la catastrophe :
* 125 décès officiellement recensés.
* 800 000 personnes affectées sur l’ensemble du territoire.
* Risque épidémique : Le président a mis en garde contre une explosion des cas de choléra et de paludisme, exhortant les déplacés à une hygiène stricte dans les abris.

L’OEIL DU REPORTER :
Le Mozambique subit de plein fouet les dérèglements climatiques avec des infrastructures de drainage totalement saturées. Si le discours de Daniel Chapo se veut pragmatique, la réalité du terrain à Maputo montre que pour beaucoup, « tout abandonner » signifie perdre une vie de labeur sans garantie de retour.

Redige par: mylene Bisso

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez

Espace annonceur

Les Plus commentés

EGYPT/ KUWAIT / CAIRO’S FM IN TALKS ON INVESTMENT, REGIONAL ISSUES
SÉNÉGAL : 10,57 MILLIONS DE BARILS DE PÉTROLE COMMERCIALISÉS EN 5 MOIS
BRAZIL/ G20 SUMMIT SUMMIT WILL BE LEARNING OPPORTUNITY- PRES. LULA
GABON / TOWARDS DEMOCRACY UNVEILING THE NEW CONSTITUTION

Articles qui pourraient vous plaire

Rechercher ...

Téléchargez notre application For you Media Africa dès maintenant

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives à l’appareil. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et afficher des publicités personnalisées. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir des conséquences négatives sur certaines caractéristiques et fonctions.