
C’est un tournant décisif dans la course au prestigieux poste de Secrétaire général des Nations Unies. L’ancien président sénégalais, Macky Sall, passera son audition devant la communauté internationale à New York. Trois heures pour convaincre, entre vision stratégique et joutes diplomatiques.
Un marathon diplomatique de 48 heures
Le processus de désignation du successeur d’António Guterres s’accélère. Selon le calendrier officiel arrêté au 1er avril 2026, le siège des Nations Unies vibrera au rythme des *dialogues interactifs* les 21 et 22 avril prochains.
Dans l’antre de la salle du Conseil de tutelle, quatre figures majeures de la diplomatie mondiale se succéderont pour exposer leur feuille de route :
Date | Horaire (GMT-5) | Candidat(e) |
- 21 avril | 10h – 13h | Michelle Bachelet
- 21 avril | 15h – 18h | Rafael Mariano Grossi
- 22 avril | 10h – 13h | Rebeca Grynspan
- 22 avril | 15h – 18h | Macky Sall
Trois heures pour séduire le monde
Le format, rigoureusement identique pour chaque prétendant, ne laisse aucune place à l’improvisation. Macky Sall, qui clôturera ces auditions, devra se plier à un exercice de transparence totale :
- Une déclaration introductive : Présentation des priorités face aux crises mondiales (climat, sécurité, réformes institutionnelles).
- Un jeu de questions-réponses : Un échange direct et sans filtre avec les représentants des États membres et les acteurs de la société civile.
- L’enjeu est de taille : évaluer non seulement l’expérience managériale du candidat, mais aussi sa capacité à incarner une autorité morale et politique à l’échelle planétaire.
- À savoir : Pour garantir une transparence maximale, l’intégralité des auditions sera retransmise publiquement sur les canaux numériques de l’ONU.
Le dessous des cartes : Ce qu’il faut comprendre
Si ce « grand oral » est une étape médiatique et politique cruciale, il ne fait pas office d’élection. Ces dialogues servent avant tout à *cristalliser les rapports de force diplomatiques* et à éclairer les positions des différentes puissances.
Le processus décisionnel final restera fidèle à la charte de l’organisation :
La recommandation* : Elle émane du Conseil de sécurité (où le droit de veto des membres permanents joue un rôle de filtre majeur).
La nomination : Elle est actée formellement par un vote de l’Assemblée générale.
Pour Macky Sall, l’objectif du 22 avril sera clair : démontrer qu’il est l’homme de consensus capable de naviguer dans les eaux troubles de la géopolitique actuelle.