
La course au prestigieux poste de Secrétaire général des Nations Unies vient de franchir une étape décisive. À la date butoir du 31 mars, quatre personnalités de haut rang ont déposé leur candidature officielle auprès de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité.
Alors que les « dialogues interactifs » doivent débuter dès ce mois d’avril, le paysage diplomatique mondial se dessine autour de quatre visions fortes. Si le règlement permet techniquement des entrées en lice tardives jusqu’en juillet, la liste actuelle fixe les forces en présence pour les premiers grands oraux.
Un duel de haut vol en Amérique latine
La région semble déterminée à reprendre les rênes de l’organisation avec trois candidatures de poids :
- Michelle Bachelet (Chili) : L’ancienne Présidente et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme dispose d’un capital politique immense. Sa candidature est officiellement portée par un triumvirat influent : le Chili, le Brésil et le Mexique.
- Rafael Grossi (Argentine) : Actuel Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il incarne la diplomatie technique et sécuritaire. Il bénéficie des soutiens de l’Argentine, de l’Italie et du Paraguay.
- Rebeca Grynspan (Costa Rica) : Actuelle Secrétaire générale de la CNUCED, elle mise sur son expertise économique et son ancrage onusien pour faire la différence.
L’Afrique unie derrière Macky Sall
Le continent africain, qui revendique une place plus centrale dans la gouvernance mondiale, a choisi de se ranger derrière une figure connue : Macky Sall. L’ancien président du Sénégal, dont le dossier a été formellement déposé par le Burundi, peut se targuer d’un soutien massif de 37 pays africains, faisant de lui le candidat d’un bloc continental soudé.
À noter : Une cinquième prétendante, l’Argentine Virginia Gamba (nommée initialement par les Maldives), s’est officiellement retirée de la course le 25 mars dernier, resserrant ainsi le champ de compétition.
Quel calendrier pour la suite ?
Le mois d’avril sera consacré aux auditions publiques, une procédure de transparence introduite en 2016. Ces échanges permettront aux candidats de présenter leurs feuilles de route avant que le Conseil de sécurité ne procède aux premiers votes indicatifs.
La recommandation finale du Conseil, qui scellera le nom du futur patron de l’ONU, est attendue pour le mois de juillet 2026.