
Suite à une attaque au drone ayant causé la mort de 17 personnes à Tinée, dans la région de Wadi Fira à l’est du Tchad, les responsabilités restent floues et les tensions montent.
L’armée soudanaise et la force de soutien rapide se rejettent des responsabilités
L’armée soudanaise a officiellement nié toute implication dans cette frappe, affirmant dans un communiqué que le drone utilisé appartient aux Forces de Soutien Rapide (FSR). Ces dernières, dirigées par Mohamed hamdan Hemeti, ont également rejeté cette accusation. Sur leur compte Instagram, elles ont démenti être à l’origine de l’attaque, ajoutant à la confusion ambiante.
La fermeture de la frontière : espoir ou inquiétude
Mohamed Déby, président du Tchad, a annoncé une riposte face à ces attaques qu’il qualifie d’atroces. Par ailleurs, le Maréchal Mahamat Déby a décidé de fermer totalement la frontière avec le Soudan, une mesure saluée par de nombreux habitants des villages frontaliers. Cette fermeture est perçue comme un moyen de renforcer la sécurité et de prévenir de nouvelles violences.
La question demeure : qui est véritablement responsable de cette frappe meurtrière ? Les deux forces armées, soudanaise et tchadienne, sont-elles complices ou victimes d’une escalade incontrôlée ? Le silence et les démentis n’apportent pour l’instant aucune réponse claire, tandis que la population locale reste en état d’alerte.