Le Tribunal du Plateau a rendu son verdict ce vendredi 30 janvier 2026. L’ex-député du CNT était poursuivi pour « outrage au chef de l’État » après des propos polémiques visant Alassane Ouattara.
Par la Rédaction numérique | ⏱ Temps de lecture : 2 min
Le Verdict
Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a tranché. Mahamadou Gassama, figure politique malienne et membre du Conseil national de transition (CNT), a été reconnu coupable d’outrage au chef de l’État et d’atteinte aux institutions.
La sentence est lourde :
* Peine de prison : 3 ans ferme (le parquet en avait requis 5).
* Amende : 5 millions de FCFA.
* Mesure complémentaire : Interdiction de séjour sur le territoire ivoirien pour une durée de 3 ans après sa peine.
Rappel des faits : Une vidéo virale à l’origine de l’affaire
L’affaire remonte à 2024. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’élu de 67 ans avait tenu des propos jugés offensants à l’égard du président Alassane Ouattara, remettant en cause sa nationalité et le qualifiant d’« ennemi du Mali ».
Il avait été interpellé par la Direction de surveillance du territoire (DST) lors d’un passage en Côte d’Ivoire.
« Une décision excessive » selon la défense
Pour les avocats de Mahamadou Gassama, la déception est totale. Malgré les excuses réitérées du prévenu lors des audiences, le juge a opté pour la fermeté.
« Nous restons convaincus que l’environnement du dossier et les excuses de M. Gassama ne devraient pas lui faire supporter une décision de cette nature », a déclaré Me Ismaïla Konaté, membre du collectif de défense.
Les avocats comptaient sur une peine de six mois (équivalente à sa détention préventive déjà effectuée) pour obtenir sa libération immédiate. Ils étudient désormais la possibilité de faire appel.