
L’économiste camerounaise Vera Songwe, ancienne secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies, vient d’être coptée par le pape pour siéger au Vatican en tant que consultante sur des questions économiques et de développement. Cette décision fait écho à la récente nomination de Tidjane Thiam, ancien dirigeant de Crédit Suisse et personnalité majeure de la finance internationale. Cette nomination intervient peu de temps après l’annonce des visites du pape Léon 14 au Cameroun.
Une nouvelle figure africaine intègre la consultation du Vatican
Une avancée symbolique mais qui soulève des interrogations sur les enjeux de souveraineté et d’influence face aux intérêts occidentaux.
Pour certains, l’intégration d’Africains dans les instances consultatives du Vatican représente une avancée importante, donnant à l’Afrique une voix plus forte dans les décisions économiques globales et son propre développement.
Pour d’autres analystes, cette décision, intervenue juste après la visite pontificale au Cameroun, suscite un intérêt plus complexe. Alors que l’Afrique entame une nouvelle ère de croissance et de transformation, certains jeux d’influence européens continuent de freiner son développement. Qu’il s’agisse de nommer des Africains à des postes stratégiques dans des institutions internationales ou de créer des instances internationales en Afrique, celles-ci restent souvent contrôlées et soutenues par des puissances extérieures.
Face à ces enjeux, une question majeure se pose : comment l’Afrique peut-elle éviter les pièges des influences occidentales pour préserver son autonomie économique et politique tout en participant pleinement aux instances internationales ?