
Dans un plaidoyer vibrant pour une réforme profonde de l’institution internationale, l’ancien président sénégalais Macky Sall passe son « Grand Oral » pour le poste de Secrétaire général de l’ONU. Entre expérience d’État et volonté de rupture, il se positionne comme le candidat de la réconciliation mondiale.
Un monde en quête de repères
L’ouverture de la session, marquée par l’intervention de la Présidente de l’Assemblée Générale, a d’emblée posé les enjeux : l’ONU doit prouver son adaptabilité face aux défis de demain. Autour de trois piliers fondamentaux — Paix et Sécurité, Développement, Droits Humains — le Grand Oral a permis de mesurer l’urgence d’une organisation plus réactive.
« Établir des ponts » : Le crédo de Macky Sall
Fort d’une expérience de plus de 40 ans aux plus hautes fonctions, Macky Sall n’est pas arrivé en terrain inconnu. Pour lui, la mission du futur Secrétaire Général tient en une formule : établir des ponts.
« Je crois que l’épreuve du pouvoir m’a préparé à apporter une réponse à la situation du monde », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté de restaurer la confiance envers une organisation qu’il souhaite au service du bien commun, particulièrement face à la vulnérabilité climatique et aux crises sécuritaires.
Réformer pour ne plus subir
Le candidat a pointé du doigt les fractures béantes du système actuel :
- La fracture économique : Il a dénoncé le poids d’une dette « insoutenable » et les inégalités frappant les femmes et les jeunes.
- La fracture numérique : Un appel à gouverner avec sagesse l’usage de l’Intelligence Artificielle.
- La fracture institutionnelle : Macky Sall s’est engagé, s’il est élu, à mener une réforme audacieuse du Conseil de Sécurité* sur la base d’un consensus.
Une ONU « au centre de l’homme »
Pour freiner l’immigration, le candidat propose une solution structurelle : le financement du développement par le partenariat et le commerce. En créant des conditions humaines dignes pour tous, l’exode ne serait plus une fatalité.
« Il est temps de prendre des décisions audacieuses, il est temps d’agir », a-t-il conclu, promettant de refonder une organisation dont l’humain reste le centre de gravité.
Quelques mots forts :
1. Restaurer la Confiance : C’est le leitmotiv. Il s’agit de soigner le lien entre l’institution et les citoyens du monde.
2. Ponts / Rassembleur : Ces termes illustrent la posture diplomatique de Macky Sall. Il ne se voit pas comme un administrateur, mais comme un médiateur capable d’apaiser les tensions.
3. Dette Insoutenable : Un mot fort qui marque sa solidarité avec les pays du Sud et sa volonté de réformer le système financier mondial.
4. Décisions Audacieuses : Ce choix lexical vise à casser l’image d’une ONU bureaucratique et lente.
5. Refonder / Centralité de l’Homme : Il ne parle pas de simple « gestion », mais d’un changement de paradigme où l’organisation est un outil au service des conditions de vie humaines.