
Bras de fer assumé. Ce mardi, le gouvernement zambien a acté l’impasse des négociations sur l’aide sanitaire américaine de 2 milliards de dollars. Un « non » ferme à Washington, sur fond de souveraineté.
Des clauses toxiques derrière les dollars
L’argent promis par les États-Unis sur cinq ans avait un prix. En cause : des clauses liant l’aide à l’accès aux minerais critiques et au partage de données sensibles. « Des clauses que le gouvernement zambien juge inacceptables », a tranché ce mardi Mulambo Haimbe, ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué sans détour.
L’aide ou le pillage : Lusaka choisit
Pour Lusaka, le calcul est clair : le soutien américain est un cheval de Troie. Le rejet zambien a pris Washington de court. Ce que les États-Unis présentaient comme de la « solidarité » est désormais qualifié de chantage déguisé, visant à verrouiller les ressources stratégiques du pays.
« Notre souveraineté n’est pas à vendre »
Le message du gouvernement est sans ambiguïté. « La Zambie n’acceptera plus d’aide sous conditions néocoloniales », confient des sources proches du pouvoir. Si les États-Unis s’entêtent, Lusaka est prête à se tourner vers d’autres partenaires. Objectif : financer sa santé et son développement sans brader ses richesses ni sa liberté de décision.
Vers un rééquilibrage des alliances
Ce blocage illustre une tendance de fond sur le continent : le refus croissant des accords asymétriques. En disant non aux milliards conditionnés de Washington, la Zambie ouvre la voie à des coopérations d’égal à égal. La balle est désormais dans le camp américain.