Banjul et Pékin franchissent une nouvelle étape dans leur lune de miel diplomatique. Ce vendredi, un accord d’assistance financière massive a été signé, visant à financer des projets de proximité à fort impact social. Un soutien qui renforce l’influence de la Chine en Afrique de l’Ouest.
Un partenariat financier tourné vers l’action
C’est au cœur du ministère gambien des Affaires étrangères que l’accord a été officialisé. Cette subvention de 100 millions de yuans chinois (soit environ 800 millions de dalasis) ne sera pas consacrée à de mégaprojets de prestige, mais à une série d’interventions ciblées.
Les secteurs prioritaires identifiés :
* Infrastructures : Amélioration des réseaux locaux.
* Santé et Agriculture : Soutien à la sécurité alimentaire et aux soins de base.
* Capacités humaines : Programmes de formation et aide humanitaire.
Une convergence politique réaffirmée
Au-delà des chiffres, cette signature est un signal politique fort. Le ministre gambien des Affaires étrangères, Sering Modou Njie, a profité de l’occasion pour réitérer la position diplomatique de son pays.
« La Chine demeure un partenaire de développement fiable. La Gambie réaffirme son adhésion ferme au principe d’une seule Chine et son opposition à toute ingérence extérieure », a déclaré le chef de la diplomatie gambienne.
En réponse, l’ambassadeur de Chine en Gambie, Liu Jin, a insisté sur le concept de « coopération Sud-Sud », mettant en avant des initiatives centrées sur l’humain et capables de générer des bénéfices durables pour les communautés locales.
Transparence et gestion : le défi de Banjul
Conscient des attentes de la population et des observateurs internationaux, le gouvernement gambien a promis la mise en place de mécanismes de gestion rigoureux.
Les engagements de la Gambie :
* Efficacité : Déploiement rapide des fonds vers les projets de terrain.
* Transparence : Suivi des dépenses pour maximiser l’impact social.
* Résultats : Priorité aux projets générant des bénéfices concrets et immédiats.