> « C’est une étape cruciale pour l’économie camerounaise. Ce 13 janvier 2026, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a officiellement lancé le budget de l’État pour le nouvel exercice depuis Ngaoundéré. »
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Une enveloppe globale qui franchit la barre des 8 800 milliards de FCFA, avec une priorité affichée : transformer structurellement l’économie et soutenir le pouvoir d’achat. Entre décentralisation accélérée et offensive agro-pastorale, les enjeux sont de taille pour la « région château-d’eau » du Cameroun. Reportage.
Un choix stratégique et symbolique
Le choix de l’Adamaoua n’est pas un hasard. Pour le Ministre des Finances, cette région est le « trait d’union » géographique du pays et un pilier de la souveraineté alimentaire nationale. C’est donc ici que Louis Paul Motaze a dévoilé les chiffres d’une loi de finances ambitieuse.
Les chiffres clés de l’exercice 2026
L’enveloppe globale pour 2026 témoigne d’une volonté de relance massive :
| Budget Global | 8 816,4 milliards de FCFA |
| Croissance du budget | + 14% (vs 2025) |
| Allocation Adamaoua | 41 milliards de FCFA |
L’Adamaoua au cœur des grands chantiers
Plus de 41 milliards de FCFA sont spécifiquement alloués à la région pour financer des projets de développement concrets :
* Infrastructures : Bitumage des tronçons stratégiques Banyo-Bankim et Ngaoundéré-Paro.
* Offensive Agro-pastorale : Réduction du coût d’investissement de près de 30% pour les agriculteurs et éleveurs grâce à des exonérations fiscales massives sur le matériel et les intrants.
> « Ces mesures constituent la preuve éclatante de la ferme volonté des pouvoirs publics de faire de l’agriculture un véritable moteur de la croissance économique de notre pays. »
> — Louis Paul Motaze, Ministre des Finances.
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Décentralisation et Gouvernance : Le nouveau cap
L’autre grand chantier de 2026 est la décentralisation. La nouvelle loi consacre le transfert effectif de recettes fiscales aux régions et aux communes.
L’objectif est clair : donner plus d’autonomie financière aux élus locaux. Cependant, le Ministre a martelé une condition non négociable : une gestion rigoureuse et transparente des deniers publics.
Perspectives sociales
Le gouvernement affiche sa volonté de consolider la reprise économique à travers trois piliers :
* Soutien à l’emploi des jeunes.
* Autonomisation des femmes.
* Apurement de la dette intérieure.
Après le lancement à Ngaoundéré, la balle est désormais dans le camp des ordonnateurs de la chaîne budgétaire. Il s’agit maintenant de transformer ces chiffres en réalités visibles pour les populations camerounaises.