Énergie nucléaire : Le Burkina Faso franchit une étape historique avec l’adoption de la Convention de Vienne
L’Assemblée législative de transition (ALT) a voté à l’unanimité, ce 27 janvier 2026, l’adhésion du Burkina Faso à la Convention de Vienne. Ce texte international encadre la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, balisant ainsi la voie vers la construction des premières centrales du pays.
C’est une avancée majeure pour la souveraineté énergétique du « Pays des Hommes intègres ». Sous la présidence du Dr Ousmane Bougouma, les 66 députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté le projet de loi autorisant l’adhésion du Burkina Faso à la Convention de Vienne du 21 mai 1963.
L’adhésion à ce traité international n’est pas qu’une formalité administrative. Elle constitue le socle de la sécurité juridique nécessaire à tout programme nucléaire civil. En substance, la Convention de Vienne établit un régime de responsabilité civile strict :
* Indemnisation garantie : En cas d’accident, des mécanismes financiers sont prévus pour réparer les dommages matériels, corporels et environnementaux.
* Compétence nationale : Elle confère une juridiction exclusive à l’État burkinabè pour traiter les litiges, garantissant une protection souveraine des populations.
* Standards mondiaux : Le pays s’aligne désormais sur les normes internationales de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’accélération du partenariat avec la Russie
Ce vote intervient dans un calendrier diplomatique intense. Le Burkina Faso a multiplié les signaux forts ces derniers mois pour concrétiser son ambition nucléaire :
* Octobre 2023 : Premiers mémorandums d’entente avec la société d’État russe ROSATOM.
* Juin 2025 : Signature de l’accord de coopération intergouvernemental à Saint-Pétersbourg.
* Janvier 2026 : Ratification du cadre légal sur la responsabilité civile.
Un consensus national
Fait notable, le texte a été adopté à l’unanimité des votants. Malgré l’introduction de six amendements visant à préciser les enjeux de sûreté, les parlementaires ont salué une vision stratégique de long terme. L’objectif est clair : réduire la dépendance aux importations d’électricité et fournir une énergie de base stable pour l’industrialisation du pays.
> « L’adoption de ce texte s’inscrit dans la vision stratégique de renforcer notre indépendance énergétique, » souligne l’ALT sur ses canaux officiels.
Par La Rédaction .