Depuis Ankara, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affiché une posture de fermeté ce vendredi. Tout en ouvrant la porte à des négociations sur le nucléaire, il a dénoncé les pressions exercées par Washington et les rumeurs d’interventions militaires imminentes.
Une main tendue sous conditions
En conférence de presse conjointe avec son homologue turc Hakan Fidan, Abbas Araghchi a tenté de désamorcer les tensions tout en fixant ses lignes rouges. L’Iran est prêt à revenir à la table des négociations, mais uniquement sur une base de « respect mutuel ».
> « Nous ne sommes pas disposés à accepter des diktats ou des impositions », a tranché le chef de la diplomatie iranienne.
Sur la question ultrasensible du programme nucléaire, le ministre a réitéré la position officielle de la République islamique :
* Zéro arme nucléaire : Elles n’auraient « aucune place » dans les calculs de sécurité iraniens.
* Transparence : Téhéran se dit prêt à instaurer des mesures de confiance sur le caractère civil de ses activités.
Vers une escalade militaire ?
Ce message intervient alors que le climat au Moyen-Orient est au bord de l’embrasement. La présence militaire des États-Unis dans la région s’est considérablement renforcée, et les spéculations sur d’éventuelles frappes américaines dans les prochains jours s’intensifient.
L’incertitude est alimentée par les récents briefings des services de renseignement reçus par Donald Trump, dont le contenu reste secret mais suscite l’inquiétude des chancelleries internationales.
Tensions internes et accusations d’ingérence
Au-delà de la menace extérieure, Téhéran fait face à une contestation intérieure persistante. Le gouvernement iranien accuse ouvertement Washington d’attiser le chaos :
* Appels à manifester : Donald Trump a récemment encouragé la population à poursuivre les protestations.
* Réaction du Guide Suprême : Ali Khamenei a qualifié les manifestants d’agents agissant pour « plaire à Trump ».
Bien que les émeutes liées aux difficultés économiques se soient apaisées, le pouvoir iranien voit dans ces troubles la main de l’étranger, compliquant davantage toute issue diplomatiqu