16 février 2026, 7:02 pm

ALERTE : Le « Business du désespoir » recrute des jeunes Nigérians pour le front ukrainien

Le gouvernement fédéral du Nigéria tire la sonnette d’alarme. Des réseaux criminels exploitent la précarité économique pour envoyer, sous de faux prétextes, des citoyens nigérians combattre dans des zones de conflit à l’étranger, principalement en Ukraine. Enquêtes et témoignages révèlent l’ampleur d’un trafic humain d’un nouveau genre.

C’est une mise en garde sans précédent. Le ministère des Affaires étrangères d’Abuja dénonce des « pratiques trompeuses » visant la jeunesse nigériane. Derrière des offres d’emploi de sécurité, des bourses d’études ou des promesses de naturalisation rapide, se cache en réalité une filière de recrutement de mercenaires.

Des contrats rédigés en langues étrangères et des passeports confisqués
Le mode opératoire de ces recruteurs est aussi simple que cruel. Les victimes sont attirées par des publicités sur les réseaux sociaux. Une fois arrivées à destination, le piège se referme :
– Signature forcée : Des contrats militaires sont présentés dans des langues que les recrues ne comprennent pas.
– Séquestration administrative : Les documents de voyage et passeports sont confisqués dès l’arrivée.
– Envoi immédiat au front : Sans formation militaire préalable, ces jeunes se retrouvent en première ligne dans des zones de combat à haut risque.
« Toute participation à des conflits étrangers en dehors de cadres approuvés constitue une violation des lois nationales sur le mercenariat », rappelle fermement le gouvernement nigérian.

1 417 Africains déjà recrutés : Les chiffres du choc
Le rapport intitulé « Le business du désespoir », publié en février 2026 par l’organisation INPACT, dresse un bilan effrayant. Depuis 2023, au moins 1 417 Africains ont été intégrés aux forces combattantes en Ukraine, la majorité du côté russe.
Selon l’enquête, plusieurs centaines de ces recrues auraient déjà perdu la vie, victimes de promesses de salaires élevés qui ne sont, pour la plupart, jamais versés intégralement.
Comment repérer une offre suspecte ?
Le gouvernement nigérian appelle à une vigilance accrue, notamment sur Facebook, Telegram et WhatsApp. Voici les signaux d’alerte :
– Promesses de naturalisation « éclair » en échange d’un service de sécurité.
– Salaires anormalement élevés pour des postes ne nécessitant aucune qualification.
– Bourses d’études gratuites dans des pays actuellement en guerre.
– Absence d’assistance juridique lors de la signature de documents de voyage.

La réponse d’Abuja : « Vous partez à vos propres risques »
Tout en travaillant avec des partenaires internationaux pour démanteler ces réseaux, les autorités nigérianes ont instruit leurs missions diplomatiques d’intensifier la vigilance. Cependant, le message reste ferme : l’État nigérian ne pourra garantir la protection consulaire de ceux qui s’engagent illégalement dans des milices étrangères.

 

 

Redige par: mylene Bisso

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