
À l’issue d’un sommet bilatéral à Accra ce mercredi, les présidents John Dramani Mahama et Lee Jae-myung ont paraphé trois mémorandums d’entente. Sécurité maritime, climat et numérique : le Ghana choisit l’expertise sud-coréenne pour consolider son rôle de hub africain, loin des schémas d’aide traditionnels.
Une diplomatie de résultats, pas de leçons
L’image est forte : une poignée de main ferme entre John Dramani Mahama et son homologue sud-coréen Lee Jae-myung. Au-delà du protocole, la signature de trois accords stratégiques marque une rupture. Si le président ghanéen a rappelé le socle de valeurs démocratiques communes, le message de fond est clair : le Ghana cherche des partenaires bâtisseurs.
« La combinaison de nos ressources et de l’innovation coréenne permettra une prospérité partagée », a affirmé le chef de l’État ghanéen.
Les trois piliers de l’accord
Le partenariat s’articule autour de secteurs névralgiques pour la croissance nationale :
– Sécurité Maritime : Dans un Golfe de Guinée en proie aux menaces sécuritaires, la technologie coréenne (radars, surveillance) vient renforcer la souveraineté maritime du Ghana, artère vitale de son économie.
– Technologies Numériques : Un levier pour moderniser l’administration et booster l’écosystème tech local.
– Coopération Climatique : Pour une transition énergétique adaptée aux réalités africaines.
L’autonomie alimentaire en ligne de mire
Le volet agricole n’a pas été oublié. Grâce au soutien de la KOICA (Korea International Cooperation Agency), le Ghana accélère sa production de riz. L’enjeu est de taille : transformer l’indépendance politique en autonomie alimentaire pour ne plus subir la volatilité des prix mondiaux.
Le Ghana, porte d’entrée de l’Afrique (ZLECAF)
Le président Mahama a abattu sa carte maîtresse : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), dont le secrétariat siège à Accra.
– L’ambition : Positionner le Ghana comme le hub de production pour les entreprises coréennes souhaitant exporter vers les 1,3 milliard de consommateurs du marché africain.
– La méthode : Marier les ressources naturelles ghanéennes au savoir-faire industriel de Séoul pour créer de la valeur ajoutée sur place.