30 mars 2026, 8:15 pm

ONU : LA TRAITE NÉGRIÈRE RECONNUE COMME CRIME CONTRE L’HUMANITÉ, CHARLES BLÉ GOUDÉ APPELLE À L’ANNULATION DE LA DETTE

L’Assemblée générale des Nations Unies a franchi un pas historique le 25 mars dernier en adoptant une résolution qualifiant la traite négrière de « crime contre l’humanité ». Pour Charles Blé Goudé, si cette victoire diplomatique est essentielle, elle doit impérativement ouvrir la voie à des réparations concrètes, à commencer par l’effacement de la dette africaine.

Un tournant diplomatique majeur

Le 25 mars 2026, une majorité de 123 pays a voté en faveur d’une résolution reconnaissant officiellement la traite négrière comme le crime le plus odieux de l’histoire humaine. Porté par le Togo au sein de l’Union Africaine, puis défendu à la tribune de l’ONU par le Ghana, ce texte marque la reconnaissance internationale d’une douleur longue de 400 ans.
Pourtant, le consensus n’a pas été total. Charles Blé Goudé a vivement regretté l’abstention de 52 pays et le vote hostile des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine. « On parle d’humanité violée, de dignité piétinée », a-t-il rappelé, soulignant que les principes universels de justice ne sauraient s’appliquer à « géométrie variable ».

Le prix du silence : 15 millions de destins brisés

L’ancien ministre a tenu à rappeler la réalité mathématique et humaine derrière les textes de loi :

  • 12 à 15 millions de personnes arrachées à leur terre.
  • 2 millions de morts durant la traversée ou l’exploitation.
  • 4 siècles d’un système de déshumanisation institutionnalisé.

« Reconnaître, ce n’est pas seulement une accusation. C’est une question de courage et de responsabilité pour dire ensemble : plus jamais ça. » — Charles Blé Goudé.

L’annulation de la dette : « Ce ne serait que justice faite »

Pour le leader politique, la reconnaissance symbolique ne suffit plus. Le préjudice subi par l’Afrique est avant tout structurel : le continent a été méthodiquement privé de ses « bras valides » et de ses esprits les plus brillants pour dynamiser les économies occidentales.
La proposition est donc radicale mais, selon lui, logiquement imparable : l’annulation totale des dettes des pays africains. Ce dédommagement permettrait de guérir une « plaie morale » et économique qui handicape encore le développement du continent aujourd’hui.

Vers une Afrique « sujet » et non plus « objet »

En conclusion, Charles Blé Goudé exhorte les Africains à sortir de la culture de la lamentation pour embrasser une solidarité active. L’objectif affiché est clair : transformer l’Afrique pour qu’elle ne soit plus ce « sac au dos » qui tend la main, mais un partenaire stratégique avec lequel le monde doit compter.

Redige par: mylene Bisso

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez

Espace annonceur

Les Plus commentés

NOTE : Plus jamais ça
CHAN 2022 : Ca va se jouer en Algérie
Tensions politiques au Togo – Rétropédalage de la CEDEAO sur les objectifs de sa mission déployé à Lomé
Cameroun – Boxe : processus électoral, bientôt la fin du calvaire !

Articles qui pourraient vous plaire

Rechercher ...

Téléchargez notre application For you Media Africa dès maintenant

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives à l’appareil. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et afficher des publicités personnalisées. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir des conséquences négatives sur certaines caractéristiques et fonctions.