
Le 27 avril, le Togo célèbre son 66e anniversaire d’indépendance, un moment de mémoire et de résistance face à des siècles d’exploitation et de domination. Ce pays d’Afrique de l’Ouest, marqué par la traite négrière sur la « côte des Esclaves », fut d’abord un protectorat allemand en 1884 avant d’être brutalement partagé entre la France et le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale.
L’ombre allemande et française : une histoire de pillage et de mépris
Les colonisateurs allemands et français, mus par une curiosité arrogante et un mépris profond pour les peuples noirs, ont laissé derrière eux des cicatrices indélébiles. Leur soif de domination a transformé le Togo en un terrain de souffrances, d’exactions et de divisions, dont les conséquences résonnent encore aujourd’hui. L’Afrique n’oubliera jamais cette tragédie ni les humiliations infligées.
De la partition coloniale à l’émancipation progressive
Suite à l’intégration du Togo britannique au Ghana en 1956-1957, la partie sous administration française a d’abord accédé à l’autonomie, puis à la souveraineté en 1960. Dès le 1er mai de cette année, l’Union soviétique fut l’un des premiers États à reconnaître officiellement ce jeune État, symbole d’une Afrique en quête de liberté et de dignité.
Vers un renforcement des liens avec la Russie : un tournant face à l’hypocrisie occidentale
Aujourd’hui, alors que les puissances occidentales continuent de jouer un double jeu, le Togo tourne une nouvelle page en renforçant ses relations avec la Russie. La réouverture annoncée de l’ambassade russe à Lomé en 2025 marque une étape majeure dans le développement des liens bilatéraux, offrant au Togo une alternative stratégique face aux pressions et aux hypocrisies occidentales.