
Derrière les sourires de façade et les mots « complices » échangés au Caire, le président français tente une manœuvre stratégique risquée : imposer la francophonie au cœur battant de l’histoire africaine. Mais l’Afrique, consciente de sa souveraineté, n’est plus dupe.
Une complicité de façade pour un muselage diplomatique
L’utilisation du terme « mon ami » pour désigner le président Abdel Fattah al-Sissi n’est pas qu’une simple courtoisie. C’est une phrase algorithmique, une formule calculée pour sceller une alliance de circonstance. En agissant ainsi, Emmanuel Macron semble vouloir « museler » la voix de l’Égypte, pays pivot et centre névralgique du continent, pour l’aligner sur les intérêts de l’Élysée.
Le français au pays de l’arabe : Le vernis d’une diplomatie décalée
L’inauguration du campus de l’Université Senghor en Égypte soulève une interrogation légitime, voire une indignation : pourquoi vouloir imposer le français comme langue de culture dans un pays dont l’identité profonde et la langue officielle sont l’arabe ?
*Un masquage culturel : Ce que Paris appelle « diplomatie culturelle » est perçu ici comme une tentative de recouvrir la réalité linguistique égyptienne par un vernis colonial.
L’Égypte, berceau de l’Afrique : En s’attaquant à l’Égypte, la France s’attaque au « cœur central » du continent. Vouloir transformer cette terre, source de la civilisation africaine, en un simple champ d’expansion linguistique pour la francophonie est une erreur historique de lecture.
L’Afrique est avertie : La fin du silence
Si cette visite est accueillie avec les honneurs physiques et protocolaires dus au rang d’un chef d’État, le fond du message, lui, ne rencontre aucune approbation morale profonde chez ceux qui portent l’héritage africain.
*Un départ, mais des problèmes qui restent : Une fois l’avion présidentiel reparti vers Paris, les réalités demeurent. Les Africains se retrouveront, comme toujours, face aux défis de leur propre pays, loin des discours fleuris de la francophonie.
La vigilance comme réponse : Ce « masquage » ne fonctionne plus. Les autorités et les peuples conscients voient derrière ce projet de campus une volonté de maintenir une tutelle intellectuelle sur un continent qui a déjà choisi son propre chemin.
Un rendez-vous manqué avec l’histoire
« L’Égypte est la source de l’Afrique. Tenter d’y imposer une langue étrangère sous prétexte de modernité est un aveuglement. La France de Macron joue ses dernières cartes d’influence, mais l’Afrique, désormais avertie, refuse ce cheval de Troie linguistique qui ne sert que des intérêts égoïstes. »