
Le bras de fer a payé. Un an après avoir expulsé des dirigeants pétroliers chinois pour manquement aux intérêts nationaux, le gouvernement du Niger vient de plier Pékin à ses exigences. Lundi à Niamey, sous la supervision du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, des accords historiques ont été scellés. Le message est limpide : le Niger ne brade plus ses ressources, il les copilote.
Un investissement d’un milliard de dollars pour doper la production
Le partenariat sino-nigérien passe à la vitesse supérieure sans que le Niger ne cède un pouce de sa dignité. Les nouveaux projets pétroliers Dinga Deep et Abolo-Yogou vont bénéficier d’une injection massive d’un milliard de dollars.
L’objectif stratégique est clair : propulser la production nationale de 110 000 à 145 000 barils par jour d’ici fin 2029. Mieux encore, Niamey a fait plier ses partenaires en obtenant une baisse drastique des coûts de transport du brut via l’oléoduc menant au Bénin.
Nationalisation rampante : L’État nigérien s’empare de 45% du pipeline WAPCO
C’est le coup de maître politique de cet accord. L’État du Niger fait une entrée fracassante et souveraine au capital de Wapco, la filiale du géant chinois CNPC qui gère le pipeline d’exportation.
Désormais, Niamey détient 45% des parts de cette infrastructure ultra-stratégique. L’époque où les multinationales contrôlaient seules les vannes du pays est définitivement révolue.
Fin de la discrimination : Priorité locale et harmonisation des salaires
Le gouvernement a imposé un nettoyage social profond dans le secteur :
- Priorité à la jeunesse nigérienne : Garantie d’un recrutement massif de cadres et d’ouvriers nationaux.
- Soutien au secteur privé local : Recours obligatoire et accru aux entreprises du pays pour la sous-traitance.
- Justice salariale absolue : Alignement et harmonisation des grilles salariales entre les employés expatriés et le personnel national pour un travail égal.
En bonus : Après le pétrole chinois, le Niger nationalise l’uranium français !
La reconquête des ressources ne s’arrête pas aux hydrocarbures. Dans la foulée de ces signatures, Niamey a officialisé le remplacement définitif du géant français Orano (ex-Areva).
Une nouvelle entreprise publique, baptisée Tsumco SA, a été créée pour gérer l’exploitation de l’uranium nigérien. Après avoir chassé l’impérialisme occidental de la mine de la Somaïr en 2025, le Niger démontre qu’il applique la même doctrine de fer à tous ses partenaires : la souveraineté totale ou la porte.