19 mai 2026, 3:39 pm

LE NIGER CHASSE ORANO D’ARLIT ET REPREND DÉFINITIVEMENT LE CONTRÔLE DE SON URANIUM

Le gouvernement nigérien a officialisé ce lundi 18 mai 2026 l’annulation de la concession d’Arlit, détenue par le géant français Orano. Au-delà d’un simple différend fiscal, cet acte juridique pose les jalons d’une rupture historique : celle de la reconquête absolue des ressources nationales au profit du peuple.C’est une décision qui fera date dans les annales de l’histoire industrielle et politique du continent. Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, le gouvernement de la république a tranché : la concession d’Arlit, octroyée initialement en janvier 1968 au Commissariat à l’Énergie Atomique français (CEA) et exploitée aujourd’hui par Orano Mining , est officiellement annulée.
Les terrains sont libérés de tout droit. La page d’un demi-siècle de monopole est tournée.

La fin de l’impunité : Le respect de la loi avant tout

Si la décision est éminemment politique dans sa portée, elle s’appuie sur une rigueur juridique et administrative implacable. Selon le communiqué officiel du Conseil des ministres, le groupe Orano Mining s’est exposé à cette sanction après avoir ignoré les avertissements de l’État nigérien concernant le non-paiement de sa redevance superficiaire.
Un état de liquidation avait été transmis à l’entreprise le 14 avril 2025, suivi d’une mise en demeure formelle le 25 septembre 2025. Six mois plus tard, le délai légal étant expiré sans régularisation, le Niger a appliqué sa réglementation avec fermeté.
Le message de Niamey est limpide : Aucun partenaire, aussi puissant soit-il, n’est au-dessus des lois de la République. Orano perd ses droits d’exploitation, mais le gouvernement a pris le soin de préciser que la multinationale « demeure redevable de ses obligations fiscales et environnementales ». Le Niger ne renoncera à aucun centime de ce qui lui est dû.

L’intérêt national replacé au cœur de la gouvernance

Pendant des décennies, l’uranium d’Arlit a illuminé les villes européennes tandis que les populations locales manquaient d’électricité et que le budget national nigérien ne touchait que des miettes de cette immense richesse. En mettant fin au décret n° 68-010 du 17 janvier 1968, les autorités de la transition brisent un symbole du pacte post-colonial.
Cette annulation n’est pas un simple acte de protestation ; c’est un acte de gestion patrimoniale stratégique. En libérant les terrains d’Arlit de toute hypothèque étrangère, le Niger se donne les moyens de :
Réévaluer la valeur réelle de ses réserves d’uranium.
Négocier de nouveaux partenariats basés sur le respect mutuel et le principe du « gagnant-gagnant ».
Injecter directement les revenus miniers dans les infrastructures de base : éducation, santé, souveraineté alimentaire et sécurité.

Un phare pour la rupture systémique en Afrique

L’onde de choc de cette décision dépasse largement les frontières du Niger. Elle résonne comme un signal fort pour toute l’Afrique, en particulier pour les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). À une époque où le continent exige une refonte totale de ses relations économiques avec le reste du monde, le geste de Niamey démontre que la souveraineté économique n’est plus un slogan de campagne, mais une réalité administrative.
L’Afrique ne veut plus être le sous-sol du monde, exploitée à bas coût. En récupérant le contrôle d’Arlit, le Niger prouve qu’un État déterminé peut faire plier les multinationales les plus ancrées. C’est un précédent historique qui inspirera sans aucun doute d’autres nations africaines à auditer, réviser ou rompre les contrats miniers légués par l’histoire, afin de remettre les richesses du sol entre les mains de leurs seuls propriétaires légitimes : les peuples africains.
L’histoire est en marche, et c’est à Niamey qu’elle s’écrit aujourd’hui.

Redige par: clement Djomangola

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