
Les bureaux de vote ont ouvert lundi matin à travers l’Éthiopie, où plus de 50 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Dès l’aube, des files d’attente se sont formées dans plusieurs centres de vote de la capitale Addis-Abeba, illustrant l’enthousiasme populaire pour ce rendez-vous électoral.
L’essor du numérique au service de la démocratie
Avec plus de 50,5 millions d’inscriptions, ce scrutin marque la plus grande campagne électorale de l’histoire du pays. Pour la première fois, un système numérique d’inscription à grande échelle a été déployé grâce à la plateforme mobile et en ligne Mirchaye. Cette innovation vise à réduire les doublons, améliorer la précision et renforcer la confiance du public dans les listes électorales.
Une Commission électorale modernisée
Au cœur du processus, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) s’est profondément transformée. Longtemps perçue comme fragile, elle s’efforce désormais de bâtir un système électoral transparent et moderne. Plus de 187 000 agents électoraux ont été recrutés et formés, tandis que 169 organisations civiques et plus de 1 100 journalistes couvrent le scrutin, garantissant une surveillance accrue et une meilleure transparence.
Une participation inclusive
Les chiffres révèlent une avancée significative : près de 46 % des électeurs inscrits sont des femmes, signe d’une participation citoyenne en pleine expansion. De plus, 47 partis politiques et plus de 10 900 candidats, dont des indépendants, enrichissent le paysage électoral, offrant aux citoyens une diversité de choix inédite.
Un moment décisif pour l’avenir
Au-delà des urnes, ces élections incarnent un test de la transition démocratique et des réformes institutionnelles du pays. Elles symbolisent la volonté de l’Éthiopie de consolider une culture politique fondée sur la transparence, l’inclusion et la modernisation.