
Dans le cadre de l’optimisation de sa gestion financière, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun met un accent particulier sur la rationalisation de ses coûts de recouvrement. L’institution impose désormais une limite stricte : les frais liés à la récupération des créances ne doivent pas, en règle générale, dépasser 20 % du montant dû.
Cette mesure vise à garantir l’efficacité économique de l’action de l’organisme de sécurité sociale. En plafonnant les frais de procédure incluant les coûts internes et les honoraires externes à un cinquième de la somme à recouvrer, la CNPS entend éviter que le coût du recouvrement ne devienne disproportionné par rapport aux montants effectivement encaissés.
Une marge de manœuvre encadrée
Bien que ce seuil de 20 % soit la règle, la CNPS n’exclut pas des exceptions. Toutefois, tout dépassement de ce plafond est strictement encadré par des mécanismes de contrôle interne :
- Motivation obligatoire : Toute dérogation doit être justifiée par des raisons précises, notamment lorsqu’il s’agit d’une action à visée dissuasive ou d’une opération spécifique de lutte contre la fraude sociale.
- Validation hiérarchique : Un dépassement ne peut être validé sans l’autorisation préalable de la hiérarchie compétente au sein de l’institution.
- Traçabilité : Chaque dérogation doit faire l’objet d’une formalisation écrite rigoureuse dans le dossier de la créance concernée, garantissant ainsi la transparence de la procédure.
Par cette directive, la CNPS renforce sa rigueur administrative tout en assurant une gestion équilibrée de ses ressources, au service de la pérennité du système de sécurité sociale camerounais.