Dans le cadre de sa politique stricte de sécurité nationale, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a signé ce jeudi 17 septembre 2026 un décret portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne à l’encontre des individus liés aux complots et actes de terrorisme pour la déstabilisation du pays . En tête de cette mesure de rupture figure Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre sous le régime de Mohamed Bazoum.

De lourdes accusations d’atteinte à la sûreté de l’État
Selon les informations rapportées par l’Agence Nigérienne de Presse (ANP), les autorités poursuivent ces individus pour plusieurs infractions graves contre l’État. La justice retient notamment contre eux des chefs d’accusation de complot et d’atteinte à la sûreté de l’État, ainsi que des faits de trahison caractérisés par l’intelligence avec des puissances étrangères.De plus, il leur est reproché d’avoir participé à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation dans le but de nuire à la défense nationale, ainsi que d’avoir diffusé des données de nature à troubler l’ordre public et commis des actes de diffamation par des moyens de communication électroniques.
Vingt-cinq personnes déjà inscrites sur le fichier national
Avec ces nouvelles sanctions, le bilan s’alourdit à travers le pays. Au total, vingt-cinq personnes ont désormais été privées de leur nationalité depuis la mise en place du Fichier national. Ce registre a été créé par décret en 2024 afin de recenser toutes les personnes impliquées dans des actes terroristes ou des infractions portant gravement atteinte aux intérêts stratégiques et à la cohésion sociale du Niger.
Niamey rompt face aux menaces
« Renforcer la sécurité du pays », tel est le slogan fort adopté par le général Tiani. À travers cet acte posé le 17 septembre, le chef de l’État affirme une opposition intransigeante : un non catégorique opposé à tout moment à quiconque est lié de près ou de loin à des actes terroristes, entraînant une rupture nette et la déchéance immédiate pour les personnes accusées de jouer avec la destinée du Niger.