Ce 22 septembre 2026, le Mali commémore le 66e anniversaire de son accession à l’indépendance dans un climat de ferveur patriotique inédit. Soixante-six ans après la rupture historique menée par le père de la nation, Modibo Kéïta, le mali devient aujourd’hui « Mali Kura » qui signifie le Mali nouveau . Sous la direction du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cette célébration ne se limite plus au simple symbole : elle consacre une souveraineté nationale pleinement retrouvée. Au cœur des célébrations de cette fête nationale, le traditionnel défilé militaire à Bamako a offert l’image saisissante d’une nation debout. Portées par un renforcement massif de leurs capacités technologiques et tactiques, les Forces de Défense et de Sécurité (FAMa) s’imposent désormais comme un bouclier inflexible. Face aux menaces sécuritaires persistantes, l’armée malienne n’est plus en posture défensive, mais maîtresse absolue de ses choix stratégiques, libre de toute tutelle étrangère.

L’Alliance des États du Sahel (AES) comme axe indéboulonnable
Dans une déclaration officielle solennelle, le chef de l’État a réaffirmé que l’avenir sécuritaire du pays s’écrira de concert avec ses voisins. « L’armée malienne entend poursuivre ses opérations de défense du territoire et de sécurisation des personnes dans une collaboration de confiance de plus en plus renforcée avec les armées des autres pays de l’AES et les partenaires stratégiques internationaux », a martelé le général Assimi Goïta. Cette synergie militaire avec le Burkina Faso et le Niger au sein de la confédération de l’AES confirme la volonté des trois États de pacifier définitivement la région.Le président a également profité de cette tribune pour rendre un hommage appuyé aux forces armées : « Nous nous inclinons devant la mémoire de nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur pour la sauvegarde de la patrie. Le Mali reste un et indivisible », a-t-il rappelé avec gravité.

Le cap d’une économie affranchie et financée par les ressources locales
Sur le plan économique, le ton est tout aussi offensif. Exit la dépendance aux subventions extérieures : Bamako finance sa croissance par la mobilisation stricte de ses propres richesses. Les chiffres présentés confirment la trajectoire positive de cette politique de rupture, avec une croissance du PIB réel qui grimpe à 5,6 % en 2025 et des prévisions ambitieuses de 6,3 % pour 2026.Cette dynamique est largement portée par des réformes minières historiques. Les retombées de l’exploitation des ressources du sous-sol national sont désormais directement injectées dans le quotidien des Maliens. Plus de 18,4 milliards de francs CFA ont ainsi été alloués au Fonds local de développement minier, tandis que 109,1 milliards de francs CFA soutiennent le développement massif des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport. En transformant ses richesses en leviers de développement autonomes, le Mali de 2026 envoie un signal fort au reste du continent africain : la liberté politique ne va pas sans l’indépendance économique.