22 septembre 2026, 8:52 pm

LE CRISE DU SIÈCLE À L’ONU : TRUMP DÉCHAINE LES ENFERS À LA TRIBUNE, L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXPLOSE

Par la rédactionNew York, mardi 22 septembre 2026

Le multilatéralisme est mort cet après-midi à Manhattan, étouffé sous le poids d’un nationalisme américain sans précédent. L’ouverture du Débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies a viré au séisme géopolitique majeur. Face à un parterre de chefs d’État médusés, le président américain Donald Trump a transformé l’enceinte sacrée du dialogue international en un ring de boxe planétaire, multipliant les menaces de destruction, les ultimatums et provoquant des départs fracassants en cascade. Cuba et l’Iran claquent la porte.

L’exode diplomatique : Cuba et l’Iran claquent la porte

L’atmosphère, déjà lourde, est devenue suffocante lorsque Donald Trump a pointé son doigt vers les délégations sud-américaines. Qualifiant sans détour le régime de La Havane d’« État en faillite totale », le locataire de la Maison-Blanche a promis que « le communisme va tomber ». La réponse ne s’est pas fait attendre : dans un silence de plomb, les diplomates cubains se sont levés d’un seul bloc et ont quitté l’hémicycle, refusant de cautionner ce qu’ils ont qualifié plus tard de « calomnies impérialistes ».

Quelques minutes plus tard, la scène s’est répétée avec une gravité supérieure. Évoquant la guerre qui oppose Washington à Téhéran depuis sept mois, Trump a placé la République islamique devant un choix binaire et terrifiant : signer un accord après les élections américaines, ou faire face à une « annihilation » pure et simple, promettant de propulser le pays « en enfer sans aucune chance de survie ». Dans un geste de protestation absolue, la quasi-totalité de la délégation iranienne a déserté la salle, laissant un siège vide hautement symbolique face aux invectives américaines.

 Lula est à nouveau très remonté contre Donald Trump

«comment le monde peut laisser Donald Trump faire tout ce qui lui plaît sur la scène internationale, comme si la planète appartenait aux États-Unis. « Je suis fermement convaincu que si Nicolás Maduro doit faire face à un procès, il doit être jugé au Venezuela , et non à l’étranger », a déclaré Luiz Inácio Lula da Silva, avant d’ajouter : « J’en ai assez de voir cela. Où sont les armes chimiques que Saddam Hussein prétendait détenir ? Où est la bombe nucléaire que l’Iran est censé posséder ? »
À la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, Lula s’est fermement opposé à cette déclaration du président Donald Trump.

La doctrine de la force et l’ombre du Groenland

Le président américain ne s’est pas arrêté là. Balayant d’un revers de main les principes de souveraineté inscrits dans la Charte de l’ONU, il a prévenu que les États-Unis déploieraient leur « puissance militaire » pour éradiquer toute influence de puissances rivales dans l’hémisphère ouest. Pour prouver que ses ambitions territoriales ne connaissent pas de limites, Trump a officialisé dans la foulée un accord de sécurité hautement controversé avec le Danemark. Objectif : l’implantation de deux bases militaires massives au Groenland, une île qu’il menaçait d’annexer par la force quelques mois plus tôt, redessinant ainsi la carte stratégique de l’Arctique.

L’ordre international mis en pièces.

Dans un réquisitoire d’une violence rare contre les institutions mondiales, Donald Trump a successivement :Exigé le démantèlement de la Cour pénale internationale (CPI), qualifiée d’« institution criminelle hors de contrôle ».Saboté les efforts de régulation globale de l’intelligence artificielle portés par le Secrétaire général António Guterres. Refusant de « brider la croissance américaine », Trump a imposé son propre concept de « Super Intelligence » (SI), lançant une nouvelle course aux armements technologiques : « Celui qui gagne la Super Intelligence gagne le monde ».

L’ONU, un théâtre d’ombres ?

Le constat de cette première journée est cruel pour l’organisation. Entre les départs physiques de Cuba et de l’Iran, et le boycott stratégique du président chinois Xi Jinping  qui a boudé New York pour imposer un tête-à-tête bilatéral à Washington ce jeudi , l’ONU semble réduite au statut de spectatrice impuissante. Pour son ultime discours de fin de mandat, le Secrétaire général António Guterres n’a pu que constater les dégâts, alertant sur un monde en proie à des crises hors de contrôle où la communauté internationale a définitivement « cédé à la loi du plus fort ». Ce mardi 22 septembre 2026 restera dans les mémoires comme le jour où le temple de la paix a tremblé sur ses fondations.

Redige par: clement Djomangola

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