13 octobre 2026, 9:02 am

JOSEPH KABILA PREND LES ARMES CONTRE FÉLIX TSHISEKEDI

Après avoir passé plus de 18 ans au pouvoir, l’ex-président de la République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement rejoint le mouvement rebelle du Front pour la refondation de la nation (FRN), dont il a pris la tête en tant que président.
La déclaration officielle a été lue par Claude Ibalanky autrefois pilier du régime de Félix Tshisekedi, il s’est tourné vers l’opposition armée et officie comme conseiller et porte-parole de ce nouveau mouvement rebelle. À ses côtés, on retrouve quatre vice-présidents : Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Freddy Kaniki et Sultani Makenga, ce dernier occupant également la fonction de chef d’état-major. Ce mouvement politico-militaire annonce clairement son objectif : mettre fin au règne de Félix Tshisekedi ». Pourtant, de nombreux observateurs reprochent à cette structure de n’être qu’une émanation de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, des mouvements qui revendiquent actuellement le pouvoir et sèment la panique, les conflits et la destruction.

Qui est Joseph Kabila ?

Le président Joseph Kabila est le fils de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila, lui-même ancien chef rebelle devenu chef de l’État après avoir renversé le maréchal Mobutu Sese Seko en 1997. Fortement contesté lors de son second mandat alors qu’il n’avait plus le droit constitutionnel de se représenter, et face à la pression populaire, Joseph Kabila a finalement accepté d’organiser des élections en décembre 2018. En janvier 2019, il a officiellement cédé le pouvoir à Félix Tshisekedi.

La RDC risque-t-elle de basculer à nouveau dans la guerre ?

Le débat divise profondément l’opinion publique :

  • D’un côté, certains soutiennent sa démarche : Ils rappellent que l’ex-président a subi ce que la population qualifie de « pires humiliations » sous le régime de Félix Tshisekedi avant de rejoindre l’opposition armée. Plusieurs sources évoquent notamment la profanation du mausolée de son père, la destruction, le vandalisme ou la confiscation de ses biens et de ceux de ses frères, ainsi que la fermeture forcée de son parc animalier. De plus, il a été condamné à mort par contumace lors d’un procès en son absence, les membres de son parti (le PPRD) ont été arrêtés, et il a été contraint à l’exil sous le coup de sanctions américaines. Pour ses partisans, ces éléments expliquent son ralliement au mouvement.
  • D’un autre côté, ses détracteurs nuancent ce bilan : Ils rappellent que Kabila a passé près de deux décennies à la tête du pays sans que la situation globale ne change de manière significative.

La RDC est-elle prête à revivre un tel calvaire ? Après avoir traversé de multiples crises, de l’épidémie d’Ebola au pillage de ses ressources par les puissances occidentales, en passant par les conflits armés menés par l’AFC et le M23, la population est à bout de souffle. À quand la stabilité pour ce pays pourtant si riche en ressources stratégiques ?

Redige par: clement Djomangola

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