Améliorer l’accès des jeunes aux services de santé de qualité. L’atelier de validation du rapport d’analyse des données de la santé de reproduction des adolescents et jeunes (SRAJ) dans les formations sanitaires organisé du 1er au 04 juillet 2022 à Ebolowa a jeté les bases de cette initiative.
Favoriser et faciliter l’accès des jeunes aux services de santé de qualité, c’est l’ambition affichée par le Minsanté à travers la Direction de la Santé Familiale qui a organisé un atelier de quatre jours afin d’analyser les données collectées et relatives à l’accessibilité et l’utilisation des services par les adolescents et les jeunes qui traversent des étapes cruciales dans la vie d’un individu.
Les principaux enseignements tirés de l’analyse situationnelle des Unités de Santé de Reproduction des Adolescents (USRA) au Cameroun montre que la plupart des FOSA visités (l’Est, de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord et du Centre) ne disposent pas d’espaces dédiés aux adolescents et jeunes. Pourtant, elles souhaitent toutes avoir un tel espace.
Cependant, des préoccupations liées à la disponibilité des intrants et au plateau technique, pas toujours adéquat, de certaines Fosa viennent s’ajouter au déficit de formation du personnel dans le domaine. Deux aspects prioritaires sur lesquels il faut agir pour améliorer la performance des USRA avec un impact sur la réduction significative de la mortalité maternelle. Cela passe par le renforcement de la santé de reproduction des adolescents (SRA) dans le système de santé. Il s’agit de mettre en place de services adaptés aux adolescents et aux jeunes et faciliter leur accessibilité.

Au cours des travaux dont l’objectif était d’évaluer l’offre de service dans les USRA, de formuler des recommandations et d’apprécier l’opportunité d’extension des USRA à l’échelle nationale et auxquels ont pris part plusieurs partenaires et sectoriels (Vital Strategies, CAMNAFAW, RJC, UNICEF, UNFPA, OMS, Plan International Cameroon, MINJEC), le Directeur de la Santé Familiale, a de prime abord, précisé les enjeux et les défis à relever par cette problématique. Soulignant au passage la volonté du Président de la République qui a instruit en 2001 d’œuvrer pour que soit mis en place « un dispositif d’assistance médicale qui ne laisserait aucun camerounais sans soins, quels que soient ses moyens».
Ensuite, l’essentiel des travaux s’est déroulée dans les groupes. Les travaux (rapport général, lettre circulaire et note d’information) soumis en plénière ont fait l’objet d’amendements et de validation.