C’est dans un communiqué froid signé du Ministre rwandais des affaires étrangères Olivier Nduhungirehe que Kigali a annoncé son retrait immédiat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) alors que se tient la 26e sommet ordinaire de la conférence des chefs d’Etat se tient à Malabo depuis le 7 juin dernier. Le Rwanda évoque une violation de son « droit à la présidence tournante » pourtant garanti par les textes constitutifs de l’organisation et indique ne plus avoir de raison valable de se compter parmi les membres de la CEEAC dont il critique l’éloignement des principes qui régissent la communauté.
Kigali a aussitôt fait de déplorer « l’instrumentalisation de la CEEAC par la République Démocratique du Congo, soutenu par certains membres à l’instar du Congo Brazzaville » Entre le Rwanda et la RDC, le climat reste froid depuis la multiplication d’accusations envers Kigali considérée comme commanditaire de l’insécurité dans les provinces Nord et Sud-Kivu et celle de l’Ituri. La RDC a multiplié dans la même veine des appels sur la scène internationale afin que soit sanctionné et mis à part le Rwanda qu’elle accuse d’agresser son territoire.
Le 25 avril 2025 dernier, sous l’égide des Etats-Unis les deux parties à savoir Rwanda et la RDC avaient signé un accord de principe en vue d’un cessez-le-feu. Celui-ci prévoit le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ainsi qu’un dialogue et des plans de coopération. Cependant des acteurs congolais plaident encore pour un dialogue congolo-congolais.