27 février 2026, 10:08 am

FORCE EN ATTENTE DE LA CEDEAO : L’HEURE DU RÉVEIL OU ÉNIÈME EFFET D’ANNONCE ?

Le tournant de Freetown : Sortir de l’inertie
Cette fois-ci est peut-être la bonne ! Après plusieurs annonces restées lettre morte, la « Force en attente » de la CEDEAO pourrait enfin quitter les cartons. Depuis le 24 février 2026, les chefs d’état-major des pays membres sont réunis à Freetown, en Sierra Leone.
L’objectif est clair : rendre cette force opérationnelle d’ici la fin de l’année. Une urgence absolue pour une organisation souvent critiquée pour son « impassibilité » face à la crise sécuritaire qui ronge le Sahel.

Les chiffres clés du déploiement
Si les ambitions initiales affichaient un effectif de 260 000 hommes à terme, la réalité du terrain impose une approche graduelle :
– Effectif initial : Environ 2 000 soldats mobilisés pour le lancement.
– Objectif : Une brigade régionale anti-terroriste cinétique (offensive).
– Logistique : Inspection du dépôt de la CEDEAO à Lungi pour évaluer la capacité de projection rapide.
« La CEDEAO semble avoir appris de ses erreurs. Longtemps, elle a préféré bander les muscles pour déloger des régimes putschistes plutôt que de soutenir ses membres face à l’hydre terroriste. »

Le spectre du G5 Sahel : Le piège du financement
Le défi n’est pas seulement de réunir des hommes, mais de les faire durer. L’histoire récente nous rappelle que le G5 Sahel a péri, en grande partie, à cause du « nerf de la guerre ».
– L’équation financière : Comment financer cette force sans tomber dans une dépendance toxique vis-à-vis des partenaires extérieurs ?
– La souveraineté stratégique : Une force financée par l’étranger peut-elle réellement servir des intérêts purement africains ?

L’impératif de coopération avec l’AES
C’est ici que la géopolitique se heurte à la réalité du terrain. La menace terroriste ignore les frontières administratives et les brouilles diplomatiques.
L’efficacité de cette nouvelle force sera nulle sans une véritable coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger). Ces nations, en rupture de ban avec la CEDEAO, possèdent aujourd’hui l’expérience de combat la plus aboutie de la sous-région.

L’ANALYSE DE LA RÉDACTION
Le tout n’est pas de mettre en place une force anti-terroriste ; le défi est de la rendre crédible. Pour nous, cette initiative est un test de maturité pour la CEDEAO. Réussira-t-elle à transformer ce « rêve communautaire » en bouclier efficace, ou assisterons-nous à un nouveau simulacre de défense ?
La sécurité est indivisible : soit nous gagnons ensemble, soit nous périssons séparés par nos égos institutionnels.

Redige par: mylene Bisso

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