Le président ghanéen a réaffirmé sa détermination à protéger la valeur des diplômes nationaux. Une fermeté qui fait suite aux résultats en baisse du baccalauréat ouest-africain (WASSCE) et qui divise l’opinion publique.
Le diplôme avant le chiffre
Lors de son allocution du mardi 6 janvier, John Dramani Mahama a tranché : l’intégrité des examens ne fera l’objet d’aucun compromis. Pour le chef de l’État, la crédibilité internationale du système éducatif ghanéen est en jeu.
« Toute tentative de relâchement des mécanismes de contrôle risquerait de fragiliser la valeur de nos diplômes et de compromettre l’avenir de nos apprenants », a déclaré le président.
Une baisse des résultats « salutaire » ?
Le débat s’est cristallisé autour des derniers résultats du WASSCE. Si les chiffres montrent une baisse de performance, le gouvernement et le Ghana Education Service (GES) y voient une victoire. Selon eux, ces statistiques reflètent enfin la réalité du niveau des élèves, débarrassée des fraudes et de la tricherie organisée qui « gonflaient » artificiellement les taux de réussite par le passé.
Les chiffres clés de la répression :
* Surveillance accrue : Déploiement renforcé de superviseurs indépendants.
* Sanctions : Plusieurs cas de fraude impliquant des candidats et des enseignants ont été détectés et lourdement sanctionnés.
* Crédibilité : Une exigence forte des institutions d’enseignement supérieur pour garantir l’équité.
Les racines du mal : au-delà de la surveillance
Si la fermeté présidentielle est saluée par une partie de la population, des observateurs et des syndicats d’enseignants appellent à une analyse plus profonde. Pour beaucoup, la tricherie n’est que le symptôme de problèmes structurels :
* Pression sociale : Une attente démesurée des familles sur la réussite aux examens.
* Précarité : Des conditions de travail difficiles pour les enseignants.
* Qualité de l’enseignement : Un manque de ressources pédagogiques qui pousse certains élèves vers des raccourcis illégaux.
L’enjeu du long terme
Le défi pour l’administration Mahama sera de transformer cette discipline en succès pédagogique. Les autorités promettent des réformes à moyen terme pour améliorer la qualité de l’enseignement, afin que la « vérité des prix » dans les examens ne se traduise pas uniquement par des échecs massifs, mais par une montée en compétence réelle de la jeunesse ghanéenne.