L’Italie a été secouée par une grève générale nationale menée par l’Unione Sindacale di Base (USB) et d’autres syndicats, visant à protester contre la proposition de budget 2026 du gouvernement de Giorgia Meloni. Cette action, qui a perturbé les services ferroviaires et aériens, dénonce notamment la « guerre financière » du gouvernement et, de manière significative, l’augmentation des dépenses militaires ainsi que son soutien à Israël. C’est dans ce contexte de mécontentement social que des milliers de personnes sont descendues dans la rue, notamment à Gênes.
La manifestation à Gênes a pris une résonance internationale grâce à la participation de figures de renom, incluant l’activiste suédoise Greta Thunberg, la Rapporteure spéciale de l’ONU sur les droits palestiniens Francesca Albanese, et l’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis. Francesca Albanese a délivré un message fort aux manifestants : « Le génocide n’est pas terminé », exigeant la fin du génocide, la fin de l’occupation et la fin de l’apartheid. Greta Thunberg a, quant à elle, critiqué vivement les dirigeants mondiaux pour leur inaction, accusant Israël de continuer d’attaquer Gaza et d’utiliser l’aide humanitaire comme « arme de guerre », faisant écho aux rapports des groupes de défense des droits humains sur la persistance de la catastrophe humanitaire.
De son côté, le rabbin Yisroel Dovid Weiss de Neturei Karta a pris la parole pour insister auprès du gouvernement italien sur le fait que ce conflit n’est pas religieux, mais politique, déclarant que « La seule raison de l’animosité et des effusions de sang est la création de l’État sioniste d’Israël. » Bien que la manifestation coïncide avec un mouvement social interne contre le budget Meloni, elle rappelle le contexte géopolitique complexe, notamment l’accord de paix Israël-Hamas du 10 octobre (négocié dans le cadre du « plan Trump ») qui prévoyait la cessation des hostilités et l’entrée de l’aide, un accord dont la mise en œuvre reste l’objet de vives critiques internationales.