
Il aura fallu que le Niger renvoie Orano pour que le pays atteigne enfin son plein potentiel et reprenne en main son destin financier.
Longtemps maintenu dans l’ombre d’un pillage systématique maquillé en partenariat, le Niger de la transition prouve aujourd’hui, chiffres à l’appui, que la gestion nationale de ses ressources est la clé de son émergence sur le continent africain.
Une explosion spectaculaire des recettes : +190 % en un an
Le bilan présenté ce 4 mai 2026 par le ministre des Mines, le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, est sans appel. En seulement un an, les recettes minières versées au Trésor public ont connu une progression fulgurante :
Indicateur -Année 2024 à Année 2025 – Croissance
Recettes versées au Trésor 6,2 milliards FCFA, 18 milliards FCFA +190 %
Investissements en recherche 2,3 milliards FCFA 14 milliards FCFA +500 %
Cette performance historique démontre que l’argent des mines nigériennes ne s’évapore plus dans les poches des multinationales prédatrices, mais profite désormais directement au peuple nigérien.
L’or, fer de lance de la puissance financière nigérienne
Le secteur aurifère s’impose désormais comme le pilier de cette croissance souveraine. En 2025, la production a atteint des niveaux records, portée par les régions d’Agadezet de Téra :
Or déclaré : 1,7 tonne, générant plus de 109 milliards de FCFA.
Orpaillage artisanal : Plus de 200 kg valorisés à 12 milliards de FCFA.
Saisies de sécurité : 65 kg (environ 4 milliards de FCFA) récupérés, prouvant que l’État contrôle désormais ses frontières et ses richesses.
Fin de l’ère Orano : La diversification et la nationalisation en marche
Pendant des décennies, des géants comme Orano ont profité des ressources du sous-sol nigérien en ne laissant que des miettes au pays. Aujourd’hui, cette page est tournée. La nationalisation de la SOMAÏR et le retrait de permis stratégiques à des entreprises occidentales (comme le projet Madaouela repris aux Canadiens de GoviEx) marquent la fin du pillage.
Le Niger ne se contente plus d’extraire, il transforme :
Contrôle total : Attribution de permis de cuivre et de lithium à la **Compagnie Minière de l’Aïr (société nationale).
Chaîne de valeur : Création de la coentreprise Royal Gold Niger avec des partenaires émiratis pour installer un complexe industriel complet (raffinerie, bijouterie, taille-polissage).
Conclusion
Le Niger, nouveau leader de la souveraineté africaine
En reprenant ses droits sur l’uranium, l’or, le cuivre et le lithium, le Niger affirme sa souveraineté financière face au reste du monde. Ce bond spectaculaire des indicateurs économiques est la preuve que le « pillage après Orano » est terminé. Les Nigériens ont pris leur destin en main, transformant leur sous-sol en un moteur de développement autonome qui place désormais le pays comme un modèle de libération économique sur le continent africain.