Sous l’impulsion du Président John Dramani Mahama, désigné « champion de l’UA pour les réparations », le Ghana s’apprête à porter une résolution sans précédent devant l’Assemblée générale des Nations unies le 25 mars prochain. Objectif: faire reconnaître l’esclavage comme le crime le plus grave contre l’humanité.
C’est un séisme diplomatique qui se prépare dans les couloirs de New York. Fort du soutien de l’Union africaine (UA), le Ghana engage une bataille pour la justice réparatrice, inscrivant cette démarche au cœur de l’agenda international de 2026.
Une base juridique « inattaquable »
S’exprimant en marge du 39e sommet de l’UA, le chef de l’État ghanéen a été formel : le projet de résolution repose sur une base juridique solide. En droit international, l’esclavage est une norme impérative (jus cogens), ce qui signifie qu’aucune dérogation n’est admise.
Le texte, affiné après de larges consultations avec des juristes et des experts de la diaspora, s’articule autour de trois piliers stratégiques :
– L’exactitude historique : Reconnaître le trafic d’Africains et l’asservissement racialisé.
– La solidité juridique : Qualifier ces actes de crimes contre l’humanité.
– L’alignement continental: Parler d’une seule voix avec la diaspora et les pays de la CARICOM (Caraïbes).
« L’adoption de cette résolution n’effacera pas l’histoire, mais elle la reconnaîtra », a martelé le Président Mahama.
Au-delà de l’argent : vérité et restitution
Contrairement aux idées reçues, l’offensive d’Accra ne se limite pas à une simple demande de compensation financière. Pour le « Champion de l’UA », il s’agit d’une approche holistique visant à :
– Restituer les artefacts africains pillés durant la colonisation.
– Corriger le récit mondial sur l’histoire de l’Afrique.
– Lutter contre les inégalités structurelles et les discriminations raciales qui perdurent aujourd’hui.
L’« Accra Reset » : Un nouvel ordre mondial
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large baptisée « Accra Reset ». Ce programme de souveraineté africaine touche aussi bien à la santé qu’à la transformation économique.
Le message est clair : l’Afrique ne veut plus être une simple spectatrice du système international, mais une actrice majeure de sa propre dignité.
Par la Rédaction Publié le 16 février 2026