Le Conseil des ministres du Sénégal, réuni ce mercredi 25 juin 2025 sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a été marqué par une directive forte : l’exigence d’un inventaire exhaustif du patrimoine bâti et foncier de l’État. Une décision qui s’inscrit dans la droite ligne de la nouvelle gouvernance prônée par le président, axée sur la transparence et l’optimisation des ressources publiques.
Le président Bassirou Diomaye Faye a une nouvelle fois affirmé sa volonté de rupture avec les pratiques du passé lors du Conseil des ministres du 25 juin. Au cœur des discussions, une instruction capitale : le lancement immédiat d’un inventaire physique et détaillé de l’intégralité du patrimoine bâti et foncier de l’État. Cette mesure, saluée par de nombreux observateurs, vise à mettre fin à l’opacité qui a longtemps entouré la gestion des biens publics au Sénégal.
Depuis son investiture, le président Diomaye Faye a fait de la bonne gouvernance et de la transparence les piliers de son mandat. L’inventaire annoncé constitue une étape cruciale dans cette démarche. Il s’agit non seulement de recenser précisément les terres, les bâtiments administratifs, les résidences de fonction et autres biens immobiliers appartenant à l’État, mais aussi d’en évaluer l’état, l’occupation et la valeur.
Cette initiative répond à un double enjeu. D’une part, elle permettra d’avoir une vision claire et actualisée de l’actif immobilier de l’État, facilitant ainsi une gestion plus efficace et rationnelle. Il s’agit notamment d’identifier les biens sous-utilisés, voire abandonnés, afin de les valoriser ou de les réaffecter à des usages plus pertinents. D’autre part, cette opération est une mesure forte de lutte contre la corruption et les détournements de biens publics. Un registre précis du patrimoine foncier et bâti de l’État rendra plus difficile toute tentative d’accaparement illégal ou de mauvaise gestion.
Le Chef de l’État a insisté sur la rapidité et la rigueur de cette opération, appelant les ministères et les entités concernées à une mobilisation sans faille. Des équipes pluridisciplinaires devraient être mises en place pour mener à bien cet inventaire de grande envergure. Cette directive présidentielle est un signal clair envoyé à l’administration sénégalaise et à l’opinion publique : l’ère de l’approximation dans la gestion du patrimoine de l’État est révolue. Le Sénégal se dote ainsi d’un outil essentiel pour une gouvernance plus juste et plus prospère.