Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda sont attendus à Washington le 4 décembre pour une rencontre capitale. L’objectif principal est la signature d’un accord de paix sous la médiation des États-Unis, ainsi qu’une rencontre avec le président Donald Trump. Cette initiative américaine vise à intensifier l’implication des États-Unis dans la stabilisation de l’Est du Congo, une région en proie à des violences persistantes et à des conflits répétés.
Un Rendez-vous Confirmé dans un Contexte Tendu
La tenue de ce sommet a été confirmée par trois sources, dont deux diplomatiques, ainsi que par le président de la RDC, Félix Tshisekedi. Malgré la confirmation par Kinshasa, le camp du président rwandais, Paul Kagame, n’a pas immédiatement réagi. De même, la Maison Blanche n’a pas fait de commentaire immédiat, bien qu’un responsable américain ait indiqué que l’administration Trump continuait de travailler avec les deux parties et se tenait prête à les accueillir au moment opportun.
Ratification et Ambitions Économiques
La rencontre du 4 décembre s’inscrit dans la continuité d’efforts diplomatiques antérieurs. Les deux chefs d’État sont appelés à ratifier un accord de paix parrainé par les États-Unis en juin dernier et un cadre d’intégration économique régionale adopté plus tôt ce mois-ci.
Kinshasa, par la voix de sa porte-parole, a souligné que le président congolais est favorable à l’intégration régionale, mais que le respect de la souveraineté de la RDC est « non négociable et constitue un préalable ».
Au-delà de la paix, Washington affiche de fortes ambitions économiques pour la région. L’objectif est de favoriser des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans cette zone extrêmement riche en minerais stratégiques, tels que le cobalt, le lithium, le cuivre, l’or et le tantale.
Des Initiatives Parallèles
Ces efforts américains s’ajoutent à d’autres initiatives de paix régionales. Récemment, le Qatar a accueilli des discussions distinctes entre Kinshasa et le groupe armé du M23, qui ont débouché en novembre sur un accord-cadre. Les modalités précises de cet accord restent toutefois à négocier.
L’enjeu de ce sommet de Washington est donc double : parvenir à une paix durable et garantir le respect de la souveraineté, tout en ouvrant la voie à l’exploitation des richesses minières par des investissements occidentaux.