Le congrès togolais va se réunir dans les prochains jours à l’effet de procéder à la mise en place de deux évènements majeurs dont l’élection du Président de la République et la désignation du Président du Conseil. L’Assemblée nationale togolaise a ouvert mardi sa première session ordinaire de l’année précédant deux étapes majeures dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution. Ceci rentre dans le processus de mise en œuvre de la 5è République.
Au Togo, l’on est déjà dans la mouvance de la 5è république. Les parlementaires togolais sont en plein dans les préparatifs. Les députés ont pris part mardi, à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2025. Cette ouverture marque le début d’une séquence politique décisive qui culminera avec l’élection du président de la République par le Congrès, assemblée réunissant députés et sénateurs.
Il s’agit en effet, d’une session transitoire de la vie politique togolaise qui va du régime semi-présidentiel vers un régime parlementaire bicaméral. _Dans quelques jours, le Congrès se réunira pour accomplir une mission historique et décisive. Il s’agira de l’élection du président de la République. Cette élection marquera une étape majeure dans l’évolution de notre système politique. La prochaine désignation du président du Conseil, étape fondatrice de cette nouvelle ère constitutionnelle, exige de nous une analyse rigoureuse, un dialogue sincère et une vision commune de l’avenir de notre nation. »_ En effet, selon l’article 97 de la nouvelle constitution, « la première élection du Président de la République et la première désignation du président du Conseil, après promulgation de la présente constitution, interviendront à partir de la mise en place des deux chambres du parlement ».
Avec l’installation imminente du Sénat, toutes les conditions seront désormais réunies pour ces deux nominations cruciales. Il est important de relever que, la présente session parlementaire qui s’ouvre dans un contexte de domination totale du parti au pouvoir va certainement voir l’actuel président du Togo Faure Gnassingbé occuper les fonctions de président du Conseil de transition. Son parti l’Union pour la République (UNIR), a remporté 108 des 113 sièges lors des élections législatives et a renforcé sa position en obtenant 34 des 41 sièges aux récentes élections sénatoriales, selon les résultats officiels. Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé est fortement pressenti pour occuper le poste de président du Conseil, une fonction qui, selon l’article 50 de la nouvelle constitution, lui permettrait de continuer à exercer la réalité du pouvoir exécutif.
En tant que chef du gouvernement, le président du Conseil détermine et conduit la politique de la nation, définit la politique étrangère, préside le Conseil des ministres, et demeure le chef suprême des armées. En mai 2024, Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, avait précisé que Faure Gnassingbé resterait en fonction jusqu’à l’élection de son successeur et la désignation du président du Conseil.