Le gouvernement malawite a déclaré l’état d’urgence sanitaire après la détection de deux cas de poliovirus à Lilongwe. Face à la menace de cette maladie incurable, une vague d’inquiétude pousse les parents vers les centres de vaccination.
Lilongwe en état d’alerte
Le calme habituel des services de pédiatrie a laissé place à une affluence sans précédent. Ce jeudi, l’hôpital Bwaila de Lilongwe a été submergé par des centaines de parents, bébés dans les bras, venus réclamer une dose de protection.
Cette mobilisation fait suite à l’annonce officielle, le 3 février dernier, de la réapparition du virus sur le territoire. Le ministère de la Santé a identifié le poliovirus de type 2 (cVDPV2), une souche dérivée d’un vaccin qui circule désormais de manière autonome.
> « Nous voulons encourager tous les parents, que leur enfant ait déjà été vacciné ou non, à se rendre dans les centres. La polio n’a pas de remède », a martelé Adrian Chikumbe, porte-parole du ministère de la Santé et de l’Assainissement.
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Le spectre d’une épidémie nationale
Il s’agit des premiers cas recensés depuis 2022, un signal d’alarme pour les autorités qui craignent un recul majeur de la santé publique. La polio, qui entraîne des paralysies irréversibles chez les jeunes enfants, ne peut être combattue que par la prévention.
Les points clés de la situation :
* Origine : Détection de deux cas distincts de poliovirus circulant.
* Risque : Transmission rapide dans les zones à faible couverture vaccinale.
* Réponse : État d’urgence déclaré et campagne de masse imminente.
Une riposte massive dès la semaine prochaine
Pour contrer la propagation, le gouvernement ne compte pas s’en tenir aux visites spontanées dans les hôpitaux. Un programme de vaccination d’urgence à grande échelle sera lancé dès la semaine prochaine. L’objectif : immuniser chaque enfant de moins de cinq ans dans les zones à risque.
Les agents de santé seront déployés dans les écoles, les marchés et les églises pour s’assurer qu’aucun foyer ne soit oublié. En attendant, les couloirs des cliniques de la capitale restent bondés, signe d’une prise de conscience aiguë des familles face au danger.