
Alors que la menace d’une escalade militaire totale plane sur le Golfe, le président américain a annoncé un troisième report de son délai fixé à Téhéran. Entre menaces de frappes sur les infrastructures civiles et garanties de sécurité pour les négociateurs, Washington maintient une stratégie de pression maximale aux contours mouvants.
Un nouveau délai fixé à mardi soir
Le suspense se prolonge dans la crise qui secoue le Moyen-Orient. Ce dimanche, Donald Trump a décalé l’échéance de son ultimatum au mardi 7 avril à 20h00, heure de Washington (mercredi 00h00 GMT). Ce report est le troisième depuis le début des tensions fin février, illustrant une diplomatie de la « dernière chance » qui s’étire.
Le locataire de la Maison Blanche a justifié ce nouveau calendrier en affirmant percevoir des signaux positifs : « Il y a des chances de parvenir à un accord », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser la nature des avancées obtenues.
Le détroit d’Ormuz au cœur des exigences
La condition sine qua non posée par les États-Unis reste la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. Ce verrou stratégique, par lequel transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole, est actuellement au centre d’un blocage qui fait bondir les cours de l’énergie.
Pour inciter Téhéran à la table des négociations, Donald Trump a fait un geste rare en accordant une « immunité » temporaire aux diplomates iraniens, afin de garantir leur sécurité physique durant les pourparlers.
La menace des « infrastructures » persiste
Malgré ces ouvertures, le ton reste martial. En cas d’échec de ce nouvel ultimatum, le président américain a réitéré ses menaces de représailles militaires. Contrairement aux précédentes doctrines limitées aux cibles militaires, Washington évoque désormais des frappes sur :
- Les centrales électriques ;
- Les ponts et axes de transport majeurs ;
- Les réseaux de communication.
Le chiffre clé : 1 340 morts. C’est le bilan humain estimé depuis le lancement de l’offensive conjointe américano-israélienne le 28 février dernier. Un conflit qui a déjà coûté la vie à l’ancien Guide suprême iranien.
Une stratégie qui divise à Washington
Cette approche « évolutive » alternant entre diplomatie directe et menaces de destruction civile suscite une vive opposition au Congrès. Les démocrates dénoncent une position « erratique et dangereuse », craignant qu’une frappe sur des installations civiles ne constitue une violation du droit international et n’entraîne une déstabilisation irréversible de la région.
Pour l’heure, les marchés mondiaux restent en apnée, suspendus à la réponse que donnera Téhéran avant la nuit de mardi.