
Le Niger du Général Abdourahamane Tiani vient de poser un acte historique majeur, loin, très loin des clichés des hommes de courbettes. Pendant trop longtemps, la Cour Pénale Internationale (CPI) a servi de tribune politique et d’instrument de pression, au détriment du droit et de la justice qui auraient dû être ses seuls piliers.
L’histoire nous l’a tragiquement enseigné : cette cour pénale dont le dossier d’accusation contre le président Laurent Gbagbo était truffé de vide, manquant cruellement d’arguments et de preuves tangibles a en réalité condamné l’homme d’État ivoirien avant même qu’il ne soit jugé. Ce traitement inique démontre que cette institution roule avant tout pour les intérêts des puissances impérialistes et sionistes. Face à cette forfaiture, le Niger a décidé de dire stop.
La notification officielle du retrait nigérien a été formellement déposée et reçue par l’ONU. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, ce divorce sera définitivement effectif le 18 juin 2027. À cette date, le Niger ne fera plus partie de cette institution à vocation purement géopolitique. Par cette décision courageuse, Niamey emboîte le pas au Burundi, qui avait ouvert la voie en actant son départ historique en 2017.
Les deux piliers de la rupture : Burundi et Niger
Il est essentiel de graver dans nos mémoires la trajectoire de ces États qui refusent la justice sélective :
- Le Burundi (27 octobre 2017) :
Le pays a été le pionnier en quittant officiellement la CPI. Les autorités de l’époque avaient fermement dénoncé l’ouverture d’un examen préliminaire sur les événements de la crise de 2015, y voyant une ingérence grossière et une tentative de déstabilisation politique. - Le Niger (Effectif le 18 juin 2027) :
En déposant sa notification officielle le 18 juin, le Niger dénonce une « justice à géométrie variable » et une partialité flagrante. Cette décision s’inscrit en droite ligne avec la dynamique souverainiste et inflexible de l’Alliance des États du Sahel (AES).
L’arme néocoloniale continue à être brisée par les Etats africains
Hier c’est au Burundi, aujourd’hui c’est au niger.on ne sait le lendemain.
Les motifs invoqués par Niamey résonnent dans toute l’Afrique et au-delà. Les autorités nigériennes, soutenues par la vision commune du Burkina Faso et du Mali, refusent que la CPI continue d’agir comme un instrument de répression néocoloniale au service des puissances occidentales.
Pourquoi ce tribunal ne semble-t-il voir les violations des droits humains que lorsqu’elles concernent les dirigeants africains, tout en fermant les yeux sur les crimes massifs commis par ses propres parrains ? En brisant ses chaînes avec la CPI, le Niger du Général Tiani rappelle au monde qu’aucune institution extérieure ne dictera sa loi aux peuples libres du Sahel. La justice africaine doit être rendue par et pour les Africains.