1 juillet 2026, 12:34 pm

LES BUREAUX DES NATIONS UNIES AU BURKINA FASO ANNONCENT LEUR FERMETURE

Les jours suivants seraient mauvais pour les uns et les autres. Si les ambassades étrangères ont été les premières à être punies par ce tournant diplomatique, c’est désormais au tour des Nations unies de se retrouver sur les poteaux électriques. En effet, une autre punition pourrait s’abattre sur les partenaires internationaux.

À la suite des faux rapports sur les droits humains de l’année 2026, ainsi que des propos déplacés de Volker haut-Commissaire des droits de l’homme, qualifiant le Burkina Faso d’espace restreint des libertés, le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) pourrait prochainement fermer ses portes.

Cette éventualité a été au cœur des échanges, ce mardi 30 juin 2026, à Ouagadougou, lors d’une audience entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, et le coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies, Maurice Azonnankpo.

Une suspension justifiée

Cette perspective de fermeture découle directement de la décision prise par le gouvernement en avril 2026 de suspendre les activités du HCDH. Les autorités justifient cette mesure par la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch sur l’espace civique au Burkina Faso, ainsi que par les déclarations du Haut-Commissaire, Volker Türk, accusant l’État de restreindre les libertés publiques.

Procédure de fermeture et points focaux

Lors de l’audience, Maurice Azonnankpo a souligné que, conformément à l’accord de siège, une suspension prolongée des activités entraîne mécaniquement l’ouverture d’une procédure de fermeture. Face à cette situation, l’ONU a proposé la désignation d’un point focal national qui, pendant une période de six mois, aurait pour mission d’assurer la coordination des projets déjà engagés. Les représentants onusiens ont également appelé à l’ouverture d’un nouveau cadre de dialogue pour redéfinir les modalités de coopération entre les deux parties.

La souveraineté, ligne rouge du gouvernement

En réponse, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a pris acte de ces éléments tout en réaffirmant la position ferme du Burkina Faso. Le chef de la diplomatie a déploré ce qu’il qualifie d’attitude de « super policiers » adoptée par certaines organisations internationales outrepassant les principes de leurs accords de siège.
Pour le gouvernement, toute future coopération devra impérativement s’inscrire dans le respect de la souveraineté nationale et de l’intérêt supérieur des citoyens. Alors que les représentants onusiens multiplient les efforts pour maintenir une présence, les jours à venir s’annoncent déterminants pour le devenir des organisations internationales au sein de la « patrie des hommes intègres ».

Redige par: clement Djomangola

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